Lundi 2 janvier 2006
par le lieu des livres publié dans : - archives lectures
Lundi 2 janvier 2006

littérature - jeunesse

 

LITTERATURE

 

Black Box Beatles de Claro, Ed. Naïve, coll. sessions, 132 p., 12 euros, paru en mars 2007.


"Black Box Beatles" est un hommage débridé aux Beatles, à l'écriture ciselée et inventive, une histoire fantasmée des Beatles. Black Box Beatles mène le lecteur beatlesmaniaque dans un tourbillon de références au groupe mythique, dans une langue sans complexe, aux accents de pop-culture et de science-fiction, mais toujours très réfléchie. Claro est romancier et traducteur de langue anglaise (Pynchon, Danielewski, Rushdie, Vollmann...)

 

par Antonio - Le Libr'air

 

 

   Le Tunnel de William H. Gass, trad. de Claro (américain), Ed. Cherche Midi, coll. Lot 49, 711 p., 26 euros, paru en mars 2007.


"Le Tunnel" est le long monologue de William Frederick Koehler.
Historien qui tente de mettre la dernière main à l'introduction de son ouvrage universitaire "Culpabilité et innocence dans l'Allemagne Nazie de Hitler", Koehler se met à écrire, au lieu de cela, sa propore histoire pleine de digressions, de souvenirs et de fantasmes. Afin que sa femme ne découvre ces pages intimes, Koehler les dissimule dans son ouvrage hitorique. En parallèle, il entreprend de creuser un tunnel dans la cave de sa demeure.
Un tunnel au creux de sa propre histoire et du langage même.
Le roman de William Gass est exigeant et demande une lecture attentive, mais devient très vite totalement fascinant. Une leçon d'écriture, tant d'un point de vue du style que de la construction romanesque.

 
par Antonio  - Le Libr'air

 

 

Le sauveur de Jo Nesbo, trad. Alex Fouillet (Norvège), Ed. Gallimard, coll. Série Noire, 550 p., 22 euros. Paru en mai 2007.

 

Ceux qui connaissent déjà les aventures de l'inspecteur Harry Hole se réjouiront de ce nouveau cru de grande qualité. Pour les autres, nous vous invitons à les découvrir sans tarder. L'enquête se déroule dans les milieux caritatifs d'Oslo. Durant un concert de rue, l'un des membres de l'Armée du Salut est tué par balle. L'inspecteur se met en chasse du tueur qui, a priori, n'a pas rempli son contrat. Une fois de plus Jo Nesbo aborde des sujets de société d'actualité en passant par Plata, le quartier d'Oslo dédié à la drogue et par Zagreb.

 
par Elsa - Totem

 

 

Le vampire de Ropraz de Jacques Chessex, Ed. Grasset, 107 p., 11.90 euros, paru en février 2007.

 

Profanation et cannibalisme en pays Vaudois. Les villageois sont stupéfaits et horrifiés. Les vieilles superstitions refont surface et une chasse au coupable commence. Ce sera le nommé Favez, un garçon de ferme que l'on a surpris à l'étable. Condamné, emprisonné, soumis à la psychiatrie, on perd sa trace en 1915. Jacques Chessex raconte avec une très belle plume une histoire de cruauté et de folie. Cette histoire est tirée de faits réels ce qui amplifie la sensation de malaise à sa lecture.
La fin du roman est particulièrement surprenante.

 
par Elsa - Totem

 

 

Un homme irréprochable de Christian V. Ditfurth, trad. Jacqueline-Thérèse Chambon (allemand), Ed. Chambon, 345 p., 20 euros, paru en août 2006.

 

Valentina, une fillette de cinq ans, est assassinée à Hambourg en mangeant un bonbon bourré de cyanure. Sa mère et son frère aîné ont également été assassinés à un an d'intervalle, sans que la police ait pu découvrir le moindre indice ni le moindre mobile. Le père, M. Holler est le plus grand agent immobilier d'Allemagne du Nord, un homme irréprochable, riche et respecté. Le commissaire Oscar Winter se replonge dans l'enquête aidé de Stachelmann, un historien spécialiste de l'époque nazie. L'auteur est lui-même historien et cela se sent dans l'approche détaillée du roman. Il nous apprend comment, dans cette période trouble, des hommes en ont spoliés d'autres dans l'indifférence générale et il rappelle également que, dans certaines familles allemandes, un voile sombre est posé sur ces événements.

 
par Elsa - Totem

 

  

Les yeux du cœur de Ramon Diaz-Eterovic, trad. Bertille Hausberg (espagnol), Ed. Métailié, coll. Noir, 269 p., 18 euros, paru en février 2007.

 

Hérédia est détective privé. On lui demande de travailler sur une affaire qui le concerne directement puisque c'est à partir d'une photo de lui avec ses anciens camarades d'université. Deux sont morts de mort violente et certains autres visages sont entourés d'un cercle rouge.
Cette enquête le ramène à une période sombre de l'histoire du Chili, celle de la dictature de Pinochet.
C'est l'occasion pour l'auteur de raconter les difficultés de la vie quotidienne dans le climat de violence et de suspicion de cette époque.

 
par Elsa - Totem

 

 

La Horde du Contrevent de Alain Damasio, Ed. Folio SF, 700 p., 20 euros, paru en mars 2007.

 

Attention chef d'oeuvre!
Dans un monde que l'on s'imagine plat, poncé par un vent ininterrompu, la 34 ème Horde du Contrevent trace son chemin. La mission de ces 23 personnes : partir à pieds de l'Extrême-Aval, où ils ont suivi un entraînement depuis leur plus tendre enfance et remonter jusqu'au mythique Extrême-Amont qu'aucune Horde n'a jamais atteint.


Livre univers que l'auteur a mis plus de 5 ans à écrire, La Horde Du Contrevent fut éditée pour la première fois par les éditions de La Volte, où il était accompagné d'une « bande originale du livre », un CD regroupant des musiques d'ambiances pour accompagner la lecture du livre. Grâce à un bouche à oreille incroyable, le roman a connu un grand succès et paraît aujourd'hui en poche. Avec une écriture ciselée, Alain Damasio nous convie à un voyage initiatique, une fable philosophique et une aventure poétique tout à la fois, dépassant de loin le cadre étriqué de la science-fiction. Goûtez ce fabuleux roman, voyagez avec Golgoth le traceur, tremblez avec Sov le scribe, riez avec Caracole le troubadour, criez, frissonnez, pleurez...


par Sébastien - Totem 

 

 

Innocent de Harlan Coben, trad. Roxane Azimi (américain), Ed. Pocket thriller, 517 p., 7.60 euros, paru en avril 2007.

 

Depuis "Ne le dis à personne", on sait à quel point Harlan Coben aime plonger dans le chaos la vie d'un quidam comme vous et moi. Il remet ça avec "Innocent". Aujourd'hui c'est Matt Hunter qui voit toutes ses certitudes s'effondrer. Malgré un séjour en prison pour homicide involontaire il y a vingt ans, il vit aujourd'hui paisiblement, entre son emploi dans un cabinet d'avocats et l'annonce toute récente de la grossesse de sa compagne Olivia. Quel choc lorsqu'il reçoit sur son portable une vidéo d'Olivia dans une chambre d'hôtel avec un inconnu !  Vont se succéder confrontations, filatures, flics ripoux, révélations...
et une fois encore nous suivons ce thriller sans le lâcher jusqu'au dénouement.

 
par Eugénie  - Totem

 

 

   Callisto de Torsten Kroll, trad. Daniel Bismuth (américain), Ed. Buchet Chastel, 467 p., 24 euros, paru en mai 2007.

 

Odell Deefus, du haut de son mètre 90 et de ses 21 ans, a un grand projet, s'engager dans l'armée. Il doit rapidement y renoncer quand sa vieille voiture rend l'âme à quelques kilomètres du bureau de recrutement de Callisto. Le voici recueilli par Dean Lowry, successivement  accusé d'être trafiquant de drogue, assassin, terroriste, fugitif mais aussi homosexuel et  musulman (mal vu dans une petite ville bien pensante du Kansas !). Pour Odell, Forrest Gump de l'Amérique moderne, intolérante, paranoïaque et belliqueuse, les ennuis vont aller crescendo. Il nous livre alors de son ton ingénu ses déboires avec la soeur séduisante de Lowry, des télé évangélistes (un peu trop ?) bienfaisants, une police qui a d'autres buts que la protection des citoyens, des agents du FBI peu compréhensifs, une armée aux méthodes expéditives, un dealer inquiet et inquiétant... Si nous rions de ce gros bêta tout au long du roman, nous ne le refermons pas sans une pointe d'inquiétude face à un système ultra sécuritaire qui voit son pire ennemi en son citoyen le plus inoffensif.


par Eugénie - Totem

 

 

Persepolis de Marjane Satrapi, Ed. L'Association, coll. Ciboulette, 365 p., 32 euros, paru en mai 2007. Roman graphique.

 

La présentation à Cannes du film d'animation Persepolis de Marjane Satrapi est l'occasion de découvrir les 4 fabuleux tomes de cette bande dessinée autobiographique, aujourd'hui regroupés en un seul volume. Dans un dessin noir et blanc très sobre on suit avec tendresse l'enfance et l'adolescence de la petite Marji dans l'Iran des années 80 et 90. Si, comme pour moi, cette période reste un peu floue pour vous, ces petites histoires sont autant d'anecdotes, drôles ou bouleversantes, qui permettent de mieux cerner  la montée de l'islamisme et la guerre Iran/Irak. Marjane Satrapi restitue parfaitement son regard d'enfant sur un quotidien compliqué. Le ton reste universel ensuite quand la jeune adolescente est envoyée en Autriche où l'intégration est difficile, puis de retour au pays où il faut continuer à vivre, étudier, aimer sous un régime intransigeant. Heureusement, elle a grandi dans une famille aisée particulièrement tolérante que nous remercions aujourd'hui de l'avoir poussée vers la France après ses études d'art !!!

 

par Eugénie - Totem

 

 

   L'empreinte du Renard de Moussa Konaté, Ed. Points Seuil, 264 p., 7 euros, paru en mai 2007.

 

Une série de meurtres étranges alerte les autorités maliennes. Le commissaire Habib est chargé d'enquêter sur ces événements au cœur du pays Dogon. Là bas, loin de Bamako, il se heurte à la loi du silence.
Ce court polar permet de découvrir une partie de l'Afrique et de ses coutumes. Rajoutez à cela une écriture agréable et un personnage principal plein de charme, la lecture de ce roman est un vrai régal.


par Elsa - Totem

 

 

Rescapéee de Fiona Kidman, trad. anglais (Nouvelle-Zélande) par Stéphane Camille, Ed. Sabine Wespieser, 500 p., 26 €, nov. 2006.

 

Ce roman est l'histoire de Betty Guard, jeune australienne, capturée par les Maori en 1834 et dont le mari, un ancien prisonnier anglais, va organiser une expédition pour la libérer. Héroïne à son retour, les langues vont vite se délier et les rumeurs grouiller sur l'étrange sauvetage et les conditions de survie de la jeune femme chez ses ravisseurs. Ce roman à plusieurs voix nous livre la confusion des sentiments et les émotions contradictoires des différents protagonistes ainsi qu'un tableau sans concessions de la société anglaise coloniale de l'époque.


par Michèle  - Le Libr'air

 

 

    Le livre des animaux de Mario Rigoni Stern, trad. italien par Monique Baccelli, Ed. La fosse aux ours, 144 pages, 16 €,  sept.1999.

 

Les animaux de Rigoni Stern sont des personnages à part entière de ses récits emprunts de poésie. Découvrez Franco et Alba, remarquables chiens de chasse malgré une physionomie improbable, et l'anêsse Giogia qui pleure de grosses larmes sur sa jeunesse enfuie. Un petit bijou de finesse par un ami de la nature. Un pur moment de tendresse.


Mario Rigoni Stern est également l'auteur de « Arbres en liberté », « Sentiers sous la neige », « En guerre », « Hommes, bois, abeilles », « En attendant l'aube », « Le vin de la vie », « La dernière partie de cartes » et « Le poète secret » chez le même éditeur.


par Michèle - Le Libr'air

 

 

  Neighbours  de Lilia Momplé, trad. du portugais (Mozambique) par Paula Salnot et Inô Riou, Ed. Les allusifs, 170 p., 16 €, fév. 2007.

 

Lilia Monplé nous livre un roman inspiré de faits réels qui nous ouvre les yeux sur ce pays méconnu qui a vécu sous domination portugaise pendant plusieurs siècles avant d'acquérir son indépendance en 1975.
L'histoire se déroule sur une nuit de mai dans trois maisons voisines. L'auteur démêle l'intrigue qui va nouer le destin de ces gens à la lumière de leur passé, entre colonisation portugaise, influence du régime d'apartheid de l'Afrique du sud voisine, insécurité et corruption.

 


par Michèle - Le Libr'air

 

  

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JEUNESSE

 

 

Rien dire de Bernard Friot, Ed. Actes sud junior, collection « d'une seule voix », 90 p., 7.80 €, mars 2007

 

Brahim est en stage de préparation au bac de français. Bientôt se sera son tour de s'asseoir sur la chaise et de parler pendant que la bougie se consumme. Rien à dire ou trop à dire ?
Bernard Friot est l'auteur des «histoires pressées » chez Milan
A partir de 13 ans

 

par Michèle - Libr'air

 

 

Lune indienne de Antje Babendererde, trad. allemand par M.J. Lamorlette, Ed. Bayard Jeunesse, Coll. Millezime, 350 p., 11.90 €, mars 2007.

 

L'univers d'Oliver, 15 ans, lyceen berlinois, bascule le jour où sa mère lui annonce son mariage avec un Indien Lakota. Cela signifiequitter ses amis et son Allemagne natale pour s'exiler dans une réserve indienne en plein coeur de l'Ouest américain. Après une période d'abattement et d'autoapitoiement, cet antihéros va pourtant prendre conscience qu'il peut, lui aussi, prendre son destin en main. En acceptant de découvrir une autre culture il va bousculer ses préjugés et retrouver foi en l'avenir.
A partir de 13 ans

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

    Judy portée disparue de Anne Cassidy, trad. anglais par Marie Cambolieu, Ed. Milan, coll. Macadam, 190 p., 8.50 €, avril 2007

 

Kim a 17 ans. Cela fait 8 ans que sa soeur, Judy a disparu au coin de la rue. Pourtant Kim continue à penser à elle tous les jours : elle croit toujours l'apercevoir parmi les autres enfants. Judy n'est plus là mais elle prend toute la place. Kim espère toujours la retrouver.
Roman haletant et plein de rebondissements par l'auteur de « l'affaireJennifer Jones » (voir nos lectures de mars).
A partir de 13 ans


par Michèle - Le Libr'air

 

 

    L'arbre à Kadabras de Marie-Sabine Roger, ill. de Vanessa Hié, Ed. Casterman, coll. Les albums Duculot, 28 p., 13.95 €, avril 2007


Le petit Tom aime se promener dans son jardin. Son papa y a planté des arbres qui n'existent pas ailleurs. Quand il part faire le tour du monde, il lui confie le jardin. Tom va s'occuper des  Poinaniers, Pompotiers, Tartinomiels, du grand Caillé Aspiral sur les feuilles duquel on peut écrire ce qu'on veut et de l'Arbrizou qui abrite les bizous qui n'ont pas trouvé de joues. Et il va devoir protéger son  préféré, l'arbre à Kadabras, des terribles Mangebois. Mais Tom en est sûr si on prononce son nom longtemps « l'arbre à Kadabras », ça fait revenir les gens !
Une histoire très poétique magnifiquement illustée par Vanessa Hié.
Vanessa Hié est également l'illustratrice du « Fantôme de Nils et Lola » (voir nos lectures de mars).
Album à partir de 5 ans

 


par Michèle - Le Libr'air

 

  

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par le lieu des livres publié dans : - archives lectures
Lundi 2 janvier 2006

littérature - bandes dessinées

 

cliquez sur les couvertures pour agrandir l'image

LITTERATURE

 

La dernière arme de Philip Leroy, Ed. Au Diable Vauvert, 602 p., 23 €, paru en février 2007.

Plusieurs disparitions inexpliquées de femmes extrêmement belles et intelligentes forcent les services secrets français à faire appel au meilleur des profilers : Nathan Love. Mais il s'est retiré du monde pour retrouver l'harmonie, l'hishiro. Il va devoir sortir de sa retraite et voyager à travers le monde pour résoudre cette énigme.

 

La quatrième de couverture nous apprend que Philip Leroy est influencé par Hitchcock, Kubrick, De Palma et Tarantino... et ça se sent ! Bien ficelé, ce thriller planétaire est tour à tour fulgurant, violent, comique (humour purement tarantinesque !!!) et toujours plein de suspense. On retrouve avec plaisir Nathan Love que l'on avait laissé amoureux et sur le point de se marier à la fin du précédent opus de Leroy " Le Dernier Testament", disponible maintenant en poche. Un auteur français à découvrir !

 

par Sébastien - Totem

 

 

   Le livre de Joe de Jonathan Tropper, trad. Nathalie Peronny (anglais), Ed. 10/18, 411 p., 8.50 euros, paru en février 2007.


Le personnage principal de ce livre est Joe Goffman, lui-même auteur d'un livre, gros succès récemment adapté au cinéma. Il y racontait ses jeunes années dans une petite ville pleine de préjugés entre un père et un frère obnubilés par le basket, deux amis qui ont du mal à accepter la révélation de leur homosexualité et une bande de gros durs avec qui il a peu d'affinités. Quand il retourne des années après à Bush Falls, au chevet de son père mourant, on comprend aisément pourquoi il n'est pas accueilli à bras ouverts par ceux là mêmes qu'il égratignait dans son roman. Drôle, efficace et incisif, le récit du passé de Joe est habilement dévoilé au lecteur par l'insertion des chapitres du roman maudit. Le livre de Jonathan Tropper pourrait également donner lieu à une excellente adaptation cinématographique, avec le (trop ?) classique happy end.


par Eugénie - Totem

 

 

Chroniques de l'asphalte - tome 1 de Samuel Benchetrit, Ed. Pocket, 187 p., 6.30 euros, paru en mars 2007.


Samuel Benchetrit a à peine 33 ans et déjà une vie bien remplie : écrivain, réalisateur, metteur en scène, scénariste... de quoi noircir quelques pages ! D'ailleurs il se lance dans la rédaction de ses mémoires. Le premier tome de ses cinq "Chroniques de l'asphalte" vient de paraître en poche. Il est question du jeune Samuel dans son immeuble de banlieue. Il a une bonne dizaine d'années, une bande de copains avec qui il fait les 400 coups mais aussi un oeil sur tout ce qui se passe dans le quartier. A côté des expériences de l'adolescence, Samuel Benchetrit nous offre ici une galerie de portraits plus folkloriques les uns que les autres. On s'amuse de ces anecdotes, tellement loufoques qu'elles ont forcément été vécues, et on remercie l'auteur de nous les rapporter avec un ton si frais et spontané.


par Eugénie - Totem

 

 

Déneiger le ciel de André Bucher, Ed. Sabine Wespieser, 146 p., 17 euros, paru en janvier 2007.

 

David, un veuf de soixante ans, vit seul dans une ferme isolée. Nous sommes la veille de Noël, la neige tombe abondamment. David décide de rester chez lui d'autant plus qu'il ne peut circuler, son tracteur étant en panne. Pourtant, Antoine, un jeune homme qu'il considère comme son fils lui annonce sa venue et son ami Pierre, vieil agriculteur a besoin de lui.

 

David part à leur rencontre, à pied, au milieu de la neige, pour un périple plus long que prévu. Le froid, l'effort, l'épuisement le conduisent dans une contrée inattendue, celle des souvenirs du temps passé et des proches vivants ou disparus. Ce texte poétique dépeint magnifiquement la nature qui nous environne et l'effet qu'elle peut avoir sur l'homme.


par Elsa - Totem

 

 

Bleu de chauffe de Nan Aurousseau, Ed. Livre de poche, 153 p., 5 euros, paru en janvier 2007.

 

Daniel a la quarantaine. Ancien taulard, il est désormais rangé et souhaite vivre une vie pas compliquée. Dans le cadre de sa réinsertion, il est embauché dans une boîte de BTP. Son patron, Dolto, est un pourri, un vrai... Un pourri avec des salariés qui sont à sa merci, chômage oblige, mais également un voleur qui essaye d'escroquer son assurance.

 

Dans ce roman en partie autobiographique, Nan Aurousseau raconte avec humour noir ce que peut être le monde des chantiers. Il décrit ce quotidien avec beaucoup de verve et ses dialogues nous plongent directement dans le vécu des personnages.


par Elsa - Totem

 

  

Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme de Cormac McCarthy, trad. François Hirsch (anglais), Ed. L'Olivier,  293p., 21 euros, paru en janvier 2007.


En 1980, au Texas, alors qu'il traque des antilopes en plein désert, Llewelyn Moss, un vétéran du Vietnam tombe sur des voitures à l'arrêt, pleines de cadavres, d'armes, de drogues et de plus de 2 millions de dollars en espèces. Moss prend l'argent et la fuite, aussitôt talonné par Chigurh, un tueur fou et maniaque…


Après sept ans d'absence, dans une narration épuré, l'écrivain américain Cormac McCarthy livre
un roman noir halluciné sur fond d'Amérique en déliquescence. Comble du bonheur, les frères
Cohen ont mis l'histoire en boîte, sortie prévue en 2007.


par Gilles  - L'Usage du monde

 

 

Hommes entre eux de Pierre Dubois, Ed. L'Olivier, 146 p., 17 euros, paru en janvier 2007.


Paul Hasselbank, toulousain, divorcé, atteint d'une maladie incurable, n'attend plus grand-chose de la vie, sauf une ultime rencontre avec la femme qui l'a quitté, Anna. Il entreprend un long périple, qui le mène en l'hiver jusqu'à North Bay, une bourgade au bord du lac Nipissing (Ontario). Floyd Paterson vit là, célibataire, grand chasseur, cet homme n'a pas toujours été solitaire : il y a peu, il vivait avec Anna.


Tout le roman converge - sous l'oeil d'un narrateur qui semble les observer à la jumelle - vers la
rencontre des deux. Lorsqu'ils se retrouvent piégés dans un chalet par une tempête de neige, leur
confrontation devient inévitable. Et s'achève sur un face-à-face terrifiant.


par Gilles - L'Usage du monde

 

 

Les arpenteurs du monde de Daniel Kehlmann, trad. Juliette Aubert (allemand), Ed. Actes Sud, 299 p., 21 euros, paru en janvier2007.


Alexander von Humboldt (1769-1859) est un grand explorateur. Carl Friedrich Gauss (1777-1855) est astronome et "prince des mathématiques" (la courbe de Gauss).Ces deux fous de sciences découvrent, inventent et révolutionnent leur époque. Un jour, l'un réussit à faire venir l'autre à Berlin. Que se passe t'il lorsque deux grands esprits se rejoignent ?


Daniel Kehlmann , jeune prodige de la littérature allemande s'amuse à nous raconter les aventures des deux gaillards. L'un est un grand coureur de jupons, l'autre pas…. On se baigne en compagnie de poissons électrique, on fait de l'aérostat avec Montgolfier, on gravit des volcans dans une époque ou tout restait à découvrir. Rafraîchissant.


par Gilles - L'Usage du monde

 

 

   Le rêve du village des Ding de Yan Linke, trad. Claude Payen (chinois), Ed. Picquier, 329 p., 20 euros, paru en janvier 2007.


Des millions de litres de sang sont pompés dans un pays en voie de développement et
acheminés jusqu'aux riches occidentaux…


Basé sur trois années de recherche dans sa province de naissance, la plaine du Henan , une des plus pauvre de Chine, l'auteur dénonce une catastrophe sanitaire, des paysans vendaient leur sang et des centaines de milliers de personnes ont été contaminées par le virus du sida.


Après le décapant Servir le peuple, Yan Linke a poussé le bouchon trop loin et les chinois ne
liront malheureusement pas son dernier livre. Profitez de votre chance !


par Gilles - L'Usage du monde

 

 

Malacarne de Giosue Calaciura, trad. Lise Chapuis (italien), éd. Les Allusifs, 175 p., 16 euros, paru en mars 2007.

Malacarne est un roman noir. Un roman violent et superstitieux.
Malacarne est le long monologue d'une petite frappe palermitaine qui rapidement va transcender son état de moins que rien pour devenir tous les mafieux et toutes les victimes de coups de couteaux et de balles perdues ou désirées. Le narrateur s'addresse à monsieur le juge, interlocuteur rédempteur et victime absolue, dans une longue incantation qui dresse l'histoire glaçante et ensanglantée, absurde aussi, de la mafia : hydre universelle qui grouille dans les ombres de tous les continents et dont l'ombilic métaphysique est Palerme.


Il faut noter la langue de Calaciura, qui claque comme un fouet après avoir effectué d'amples mouvements baroques.

 

par Antonio - Le Libr'air

 

 

   Bréviaire des artificiers de Mathias Enard, éd. Verticales, 107 p., 15.50 euros, paru en février 2007.


Pied de nez jubilatoire et absurde aux terroristes de tous temps et du monde entier, Bréviaire des artificers est un véritable petit précis de plasticage qui place l'art du dynamitage au rang des Beaux-arts, bien loin, donc, de toute morale ou idéologie fanatique ! Les 30 figures dessinées par Pierre Marquès illustrent à propos cette leçon, que le disciple Virgilio avait reçu lui-même du Maître...
Attention, humour féroce explosif, cardiaques s'abstenir.


par Antonio - Le Libr'air

 

 

Commentaire autorisé sur l'état de squelette d'Eric Chevillard, éd. Fata Morgana, 75p., 13 euros, paru en avril 2007.


Neuf courts textes où l'on retrouve la verve joyeuse et ironique d'Eric Chevillard, l'auteur de Démolir Nisard, Le vaillant petit tailleur ou encore Du hérisson. Un homme promène sa tête, un second reste l'ultime spectateur, sous le déluge, d'un spectacle de danse, un autre se bat avec lui-même, un autre, un autre... pratiquement tous cessent d'exister, leurs corps restant le dernier rempart de la concscience.


par Antonio - Le Libr'air

 

 

    Mystes de Julien Schuh, éd. Minuscule, coll. Miniatures, 40p. 3 euros, paru en mars 2007.

 

Dans des tournures simples semblables à celles d'un ethnographe, Julien Schuh développe les cosmogonies de peuples imaginaires, inventant pour l'occasion le genre du myste, « ce mot pris (par les vertus d'une étymologie rêvée) dans un sens spécial qui rajoute à celui d'initié la rigueur du mythe et le goût de la mystification. »
Un voyage initié par l'auteur au coeur de civilisations perdues, dont les credos absurdes les mènent forcément à leurs pertes.


par Antonio - Le Libr'air

 

 

    Tchelovek ou rien de Julien Frantz, éd. Minuscule, coll. Miniatures, 40p. 3 euros, paru en mars 2007.

 

Trois nouvelles qui posent chacune à leur manière la question essentielle : les univers parallèles de la fiction sont-ils dangereux ? Julien Frantz nous avertit d'emblée : « Le lecteur qui s'apprête à découvrir ce texte risque de se blesser s'il n'y prend pas garde. Je le conjure de prendre mon avertissement au sérieux. »


par Antonio - Le Libr'air

 

 

    Mitsuba de Aki Shimazaki, éd. Actes Sud, 157 p., 14.80 euros, paru en janvier 2007.

 

Le titre du roman est une traduction du mot Trèfle, nom du bar où le narrateur/héros donne rendez-vous à celle qui devient l’amour de sa vie. Au fil de leurs rencontres, les sentiments s’épanouissent pour donner naissance à une belle histoire d’amour mais au Japon, l’amour réciproque ne suffit pas pour que l’histoire finisse bien.

 

La société, omniprésente, pour faire des individus ce qu’ils doivent être pour le bien de l’entreprise au détriment de leur vie personnelle. Au détour des personnages, avec le regard du narrateur, on voit comment l’entreprise façonne et détruit les individus qui ne rentrent pas dans le moule, comment les vies sont brisées, au nom d’une entité abstraite.

 

La violence feutrée de ce petit roman est magnifique de sobriété. Il n’y a pas de place pour la révolte, la seule issue étant la fuite. Quoique très forte, cette description de la société japonaise échappe à la caricature que l'on nous inflige habituellement.


par Gilles - L'Usage du monde

 

 

    Par-dessus bord de Kenneth Cook, trad. Mireille Vignol (australie) éd. Autrement, 175 pages, 14 euros, paru en mars 2007.

 

Embarquez à bord de la Santa Maria avec Jack Forster et Bill, son "nègre". Pêcheur de thon de Bernardine (Australie) et criblé de dettes, Jack s'obstine dans l'achat d'un thonier et joue, contre l'avis de tous sa survie financière, familiale et mentale pour une campagne de pêche qui, croit-il, doit définitivement le sortir d'affaire.

 

Ce roman très réaliste sent le vent du large, le fuel et le poisson. Dur, violent dans la description des affrontements entre communautés australienne et italienne les métèques, cette fresque sociale est sans espoir et quand Jack coule… cela n'étonne personne.

 

Auteur australien contemporain, Kenneth Cook est encore méconnu en France, son talent de raconteur d’histoires est immense. A lire dans la foulée "cinq matins de trop", même éditeur.


par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

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BANDES DESSINEES

 

 

Death note T1 de Ohba et Obata (japon), éd. Kana, 210 p., 5.95 euros. Paru en janvier 2007.

 

Un jour comme tous les autres pour Ling Yagami, 17 ans : il s'ennuie. Pour le garçon le plus intelligent du lycée, les jours se suivent et se ressemblent. Mais contrairement à ce qu'il pense, cette journée ne sera pas ordinaire : Ryûk, Dieu de la mort, a perdu son Death note sur Terre et celui qui le retrouvera se verra doté du pouvoir de donner la mort à quiconque. Au même moment Ling aperçoit un petit cahier au milieu de la cour...

Une grosse dose de fantastique mâtinée de polar, un très bon premier tome d'une série qui en comptera 12. Le tome 2 est d'ores et déjà disponible depuis le 2 février, où l'on suit Ling aux prises avec un mystérieux enquêteur : L dont personne ne connaît le visage.

 

par Sébastien - Totem

 

 

Nonnonba de Shigeru Mizuki (japon), éd. Cornelius, 420p., 29 euros, paru en mars 2007.

 

Dans les années 1930, dans une petite ville japonaise, NonNonBâ, vieille dame superstitieuse, est recueillie par la famille du jeune Shigeru. Encyclopédie vivante des croyances et légendes populaires, cette grand-mère d'adoption abreuve l'imaginaire du garçon d'histoires de yôkaï, ces créatures surnaturelles qui peuplent l'univers des hommes.  Shigeru trouve en eux d'excellents guides pour grandir même s'ils embrouillent parfois considérablement sa vie quotidienne : Il est déjà bien assez difficile de savoir à qui se fier sans que des monstres bizarres et malicieux viennent s'en mêler...


Meilleur Album 2007 au festival d'Angoulême, Nonnonba est un chef d'œuvre de tendresse à lire par tous les publics et de préférence en famille. Quelques notes situent la dimension autobiographique. La lecture dans le sens traditionnel, donc à l'envers, n'est pas un obstacle. Un classique indispensable !

 

par Gilles - L'Usage du monde

 

  

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par le lieu des livres publié dans : - archives lectures
Lundi 2 janvier 2006

littérature

 

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LITTERATURE

 

Je sais de Ito Naga, Ed. Cheyne, Coll. Grands fonds, 75 p., 13,50 €, paru en hiver 2006.

Tour à tour philosophiques, scientifiques et poétiques, souvent drôles, 469 observations sur le monde qui nous entoure.
A lire absolument !

 

Coup de coeur des libraires du Libr'air.

 

 

Tango de Elsa Osorio, trad. Jean-Marie Saint-Lu (espagnol), Ed. Metailié, 418 p., 22 euros, paru en janvier 2007.


La rencontre entre Luis, cinéaste argentin de passage en France, et Ana, sociologue et flamboyante danseuse de tango qui vit à Paris depuis que ses parents ont fui l'Argentine, va nous permettre de revivre les aventures de leurs ancêtres au début du siècle dernier. Découvrez la vie des grands propriétaires terriens dans les estancias ou l'ambiance chaude et sensuelle des cabarets où l'on s'adonne sans retenue au tango. Rencontrez ceux qui vont, par leur inventivité musicale et chorégraphique, permettre à cette danse populaire d'acquérir ses lettres de noblesse et de devenir le chant d'un peuple et l'emblême de sa résistance.
L'argentine Elsa Osorio nous entraîne dans la danse avec toute sa fougue.


par Michèle - Le Libr'air

 

 

Mal de pierres de Milena Agus, trad. Dominique Vittoz (italien), Ed. Liana Levi, 123 p., 13 euros, paru en janvier 2007.


Le narratrice de Mal de pierres est sarde. Elle nous conte l'histoire de sa famille, qui est en particulier l'histoire de sa grand-mère. Sa grand-mère était une femme étrange, la tête pleine de fantaisies, frustrée par une société rurale rude, un mariage de raison, et un corps déréglé. Mal comprise, à part par le Rescapé, qui saura l'épanouir lors d'une rencontre sur le continent, et, bien sûr, sa petite fille, qui donne le récit. Mal de pierres est une beau texte, mené par un style agréable et évocateur.


Il développe les thèmes de la mémoire (familiale et historique), de  l'influence de l'imaginaire sur une réalité âpre, et, surtout, de la connaissance de ceux qui nous sont proches, que nous ne terminons jamais de rencontrer.


par Antonio - Le Libr'air

 

 

Le magasin des suicides de Jean Teulé, Ed. Juillard, 157 p., 17 euros, paru en janvier 2007.

 

Dans une société où le suicide est démocratisé et libéralisé, le magasin des Tuvache prospère.

Vous souhaitez en finir ?
Les cordes sont artisanales et résistantes, les poisons composés spécialement sur mesure par Madame et les kimonos disponibles en taille XXL (seppuku, ça ne se fait pas en jean !). Mais ce qui va manquer de tuer tout le monde, c'est bien le sourire impérissable et anachronique du petit dernier de la famille...

Petite pièce d'humour très noir, le livre de Jean Teulé reste léger. L'histoire a moins de force que les personnages et les situations, au contraire, empreints d'un cynisme croustillant !


par Antonio - Le Libr'air

 

 

Blessés de Percival Everett, trad. Anne-Laure Tissut (anglais), Ed. Actes Sud, 270 p., 20 euros, paru en janvier 2007.

 

John a quitté la ville pour élever des chevaux dans un ranch de l'Ouest des Etats-Unis en compagnie de son vieil oncle Gus. Soudain cette vie tranquille est bouleversée par un évènement dramatique, l'assassinat d'un jeune homosexuel. Suivent des actions d'intimidation envers un fermier indien et l'inscription nègre rouge en lettres de sang dans la neige.
Petit à petit l'Eden se transforme en enfer.

 

Bêtise, intolérance, racisme, homophobie, Perceval Everett n'y va pas de main morte en décrivant certains de ses compatriotes. Il nous présente un ouest américain particulièrement primaire. Les évènements qui s'y déroulent sont d'autant plus en contradiction avec les paysages somptueux et l'impression de liberté qui s'en dégage.


par Elsa - Totem

 

 

Meurtres à Pékin de Peter May, trad. Ariane Bataille (anglais), Ed. Actes Sud, coll. Babel noir, 499 p., 10.50 euros, paru en décembre 2006.

 

Un cadavre carbonisé dans un parc public. Tout laisse penser à un suicide et pourtant…
Le commissaire Li Yan, personnage taciturne, va mener l'enquête, secondé contre sa volonté par une américaine culottée et débridée. Chacun va devoir y mettre du sien pour supporter l'autre.
La particularité de ce polar qui pourrait somme toute paraître classique réside dans l'abîme culturel qui existe entre les deux enquêteurs. Li, chinois, communiste, posé et très traditionnaliste est aux antipodes de Margaret Campbell, américaine, libérale et impulsive.

 

L'auteur qui connaît très bien la Chine tente par des dialogues perspicaces à nous montrer combien ils existent de préjugés entre ces cultures très opposées en apparence. A final, ses descriptions de Pékin et des pékinois nous montrent que les choses ne sont pas si différentes à l'autre bout de la planète.

 

par Elsa - Totem

 

 

Le rêve du village des Ding de Yan Lianke, trad. du chinois, Ed. Picquier, 20 euros, paru en janvier 2007.

 

Le jeune Ding Qang nous raconte l'histoire de son village du Hunan dans les années 90. Depuis l'au-delà puisqu'il est mort empoisonné par des villageois qui voulaient se venger de son père Ding Hui. Il faut dire que c'est lui qui a lancé la collecte du sang il y a quelques années, qui a incité les paysans à lui vendre leur sang, apportant la maladie dans chaque foyer. Aujourd'hui cette fièvre que les autorités appellent le sida continue à faire des ravages, se propager dans les foyers, apporter le deuil. Alors que seul Ding Hui continue à s'enrichir par le commerce des cercueils et des mariages dans l'au-delà, les villageois deviennent fous et leurs actes n'ont plus rien de sensé: liaisons adultères, vols, pillages de tombes se font de plus en plus fréquents.

 

Ce roman, traversé par les songes et les prémonitions d'un vieux sage,  évoque de manière bouleversante le drame de centaines de milliers de personnes contaminés dans les années 1990 dans l'indifférence des autorités. D'ailleurs, ce livre est censuré et son auteur privé de parole en Chine.

 

par Elsa - Totem

 

 

Mantra de Rodrigo Fresan, trad. Isabelle Gugnon (espagnol), Ed. Passage du nord ouest, 500 p., 24 euros, paru en novembre 2006. 

 

Avec Les Détectives Sauvages de Roberto Bolaño (Ed. Bourgois), je peux affirmer que c'est ma meilleure lecture de l'année 2006 traduite de l'espagnol. Fresan est argentin, et écrit un livre fascinant, surréaliste, cauchemardesque, apocalytpique, précolombien, littéraire, pop, catcheur, hallucinogène, bourré de peyotl et de tequila, totalement schizophrène, existentialiste, traversé de pleureuses et de mariachis, beat, cosmique, décapité, revolver, extra-terrestre, robotique, cyclique, dictionnaire, hilarant, monstrueux, en somme, - je reprends ma respiration - fondamentalement mexicain et mantriforme !

 

Une expérience littéraire dont vous ne sortirez pas indemne.
Endossez votre scaphandre de lecteur à toute épreuve et rendez-vous dans le Mexique de Mantra, plus précisément à Mexico, que Rodrigo Fresan qualifie lui-même de cette manière : "C'est un grand cut-up, un crack-up, un up-up en soi, un tremblement de terre permanent."

 

par Antonio - Le Libr'air

 

 

La voix de Arnaldur Indridason, trad. Eric Boury (islandais),
Ed.Métailié, coll. Noir, 19 euros, paru en février 2007.

 

Cet auteur venu du froid nous a déjà séduits avec ses deux précédents romans, La cité des jarres et La femme en vert. Son troisième livre traduit en français ne faiblit pas. L'histoire se déroule juste avant Noël dans un grand hôtel. Le portier, déguisé en père Noël pour la circonstance et attendu à la fête des enfants, est retrouvé mort dans sa chambre.
L'enquête met en lumière la vie de ce portier, ses espoirs et ses ruptures.

 

Indridason, avec cette chronique sociale, rappelle qu'un adulte cache une enfance parfois lourde à porter.

 

par Elsa - Totem

 

 la suite sous peu...

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par le lieu des livres publié dans : - archives lectures
Lundi 2 janvier 2006

littérature - essai - bandes dessinées - jeunesse

 

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LITTERATURE

 

Ouest de François Vallejo, Ed. Viviane Hamy, 266p., 18.50 euros. Paru en août 2006.

 

Ce roman, à l'écriture authentique, conte les relations entre un châtelain « communard », le Baron de l'Aubépine, psychologiquement castré par son père, et Lambert, le garde-chasse du domaine dont il hérite. Un huis-clos au domaine des Perrières dans l'ouest profond, secret, décalé, en marge des agitations politiques parisiennes, mais où la folie du maître met en péril l'équilibre séculaire entre maître et serviteur.
Prix Giono 2006.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Itinéraire spiritueux de Gérard Oberlé, Ed. Grasset, 271p., 17 euros. Paru en septembre 2006.

 

Je pourrais vous dire que ce livre a « de la cuisse » ou qu'il est « rond en bouche » mais je n'y connais rien en vocabulaire oenologique. Alors je vous dirai simplement qu'il est « sacrément » bon !

Gérard Oberlé (Retour à Zornhof) nous livre ici une ode aux plaisirs de la vie aux accents rabelaisiens. Réjouissant !
A consommer sans modération.

 
par Michèle - Le Libr'air

 

 

Noeuds et dénouement d'Annie Proulx, trad. Anne Damour (anglais), Ed. Grasset, coll. Cahiers rouges, 476p., 11.90 euros. Paru en septembre 2005.

 

Quoyle a toujours subi sa vie plus qu'il ne l'a choisie: un mariage raté, un travail sans ambition ni avenir... Jusqu'à ce que sa tante les prenne sous sa coupe, lui et ses deux fillettes. Ensemble, ils vont partir vivre dans la maison de leurs ancêtres, à Terre-Neuve. Là-bas Quoyle, après s'être heurté à la rudesse des éléments et des hommes, trouvera enfin son équilibre.

Dans un style direct et concis, Annie Proulx nous plonge dans le vif de la vie de cet anti-héros, attachant et désespérant à la fois. Et elle parvient à merveille à donner corps à ce bout de lande battu par la neige et le vent.

 
par Géraldine - Le Libr'air

 

De toutes pièces de Dan Gearino, trad. Franchita Gonzalez Batle (anglais), Ed. Liana Levi, 377p., 20 euros. Paru en octobre 2006.

 

Dans le Sud profond des Etats-Unis, on retrouve le cadavre d’un Noir dans les décombres de l'incendie d'une église. Incendie criminel et crime raciste ? Le doute n’effleure ni Stan Banacek, journaliste véreux, ni Bobby Zucco, agent fédéral. Ils rivalisent de clichés sur le Sud et ses habitants et font monter la sauce. Cerise sur le gâteau : Buddy, blanc et borné, licencié pour provocation raciale se présente à eux. Sans états d’âme, tout le monde plonge dans une solution de facilité au parfum de manipulation.

Sous un humour féroce et grinçant, ce roman est avant tout une charge contre le racisme et le moralisme.
A découvrir également, J’ai tout entendu qui reparaît dans la collection Piccolo.

 
par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Le Dahlia Noir de James Ellroy, trad. Freddy Michalski (anglais) , Ed. Rivages, coll. Noir, 505p., 9.45 euros. Paru en octobre 2006.

 

Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu, mutilé, sectionné en deux, d'une jeune fille : Betty Short, surnommée "le Dahlia Noir" à cause de son penchant à se vêtir en noir. Le meurtre est resté l'une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en Amérique.
A l'occasion de la sortie de l'adaptation du dahlia Noir par Brian de Palma le 8 novembre au cinéma, Payot ré-édite le roman emblématique et auto-biographique d'Ellroy, le Dostoïevski du polar. Plongez-vous dans la ville, dans la nuit, dans les bas-fonds et la boue de la société américaine.

A lire également le Dossier Dahlia Noir de Don Wolfe éd. Albin Michel et l'Affaire du Dahlia Noir de Steve Hodel éd. Points Seuil.

 

par Gilles - L'Usage du monde

 

 

Ronde de nuit de Sarah Waters, trad. Alain Defossé  (anglais), Ed. Denoël, coll. D'ailleurs, 594p., 25 euros. Paru en août 2006.

 

Londres, 1947. Les fantômes de la guerre hantent quatre personnages. Helen subit le délitement de sa liaison avec Julia. Kay, une ancienne héroïne du Blitz, erre, dans les rues. Viv ne parvient pas à quitter son amant.

Sarah Waters remonte les vies de ces personnages jusqu'aux mois du Blitz, distille les événements et les sentiments qui les unissent dans Londres après-guerre. Elle plonge le lecteur dans un jeu de piste aux multiples rebondissements. Comme toujours, l'auteur étonne par la densité des descriptions et la richesse des ambiances. Les "rondes de nuit" et la résistance des londoniens sont fidèlement restitués ainsi que les privations et les souffrances endurées.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

 

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ESSAI

 

 

Les faiseurs de Pluie de Tim Flannery, trad.
Raymond Clarinard (anglais), Ed. Héloïse d'Ormesson, 373p., 23 euros. Paru en mai 2006.

 

Rhéobatrachus vittellinus, vous connaisez ? De toute façon, il est déjà trop tard. Cette espèce de grenouille découverte voilà 20 ans dans le Queensland (Australie) s'est éteinte quelques mois seulement après avoir été répertoriée. Victime probable de la baisse des précipitations dans cette région de forêts humides. Autrement dit, du changement climatique.
 
Dans cet essai Tim Flannery, zoologiste et spécialite de l'environnement, nous expose avec clarté les mécanismes qui sont d'ors et déjà à l'oeuvre, et dont il illustre les effets sur notre environnement au moyen d'exemples concrets. Aucune région du monde n'est épargné.
 
Un constat édifiant à lire d'urgence, à l'heure où les neiges du Kilimandjaro (Tanzanie) ne sont déjà plus éternelles.

 

par Géraldine - Le Libr'air

 

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BANDES DESSINEES

 

 

Magasin général T2 : Serge  de Loisel  et Tripp, Ed. Casterman, 71p., 13.95 euros. Paru en novembre 2006.

 

Le deuxième tome de la nouvelle trilogie de Loisel : Magasin général. Après avoir passé quelque temps à Montreal à travailler "Peter Pan", il s'associe à Tripp pour cette série, qui raconte la vie paisible, mais pas tant que ça, de Notre Dame des lacs, au fin fond du Quebec des années 40. Autour des personnages pittoresques : le simplet, les grenouilles de bénitier, le charpentier bourru, on suit surtout la destinée de Marie, veuve trop jeune, qui s'échine du mieux possible à tenir seule le "magasin général" et à rendre service à toute la petite communauté. Dans ce second tome, elle est aidée par Serge, qui va réconcilier ce petit monde avec le bonheur.
 
Ni tout à fait du Loisel, ni tout à fait du Tripp, puisque ils ont scénarisé et dessiné à quatre mains, cette série est un bijou de tendresse, pour lequel ils ont été aidé par Jimmy Beaulieu pour des dialogues québécois hauts en couleurs, compréhensibles par les "Français de France", et Francois Lapierre pour des couleurs sobres mais riches. Efficace en maudit!

 

par Eugénie - Totem

 

 

DOL de Philippe Squarzoni, Ed. Les Requins Marteaux, 285p., 30 euros. Paru en octobre 2006.

 

Dans un récit mené à la première personne, Philippe Squarzoni dresse un bilan des politiques menées par Raffarin pendant 3 ans et dessine le portrait de la société libérale qui s'élabore chaque jour un peu plus. Tout y est décortiqué, analysé et argumenté : impôts, retraites, santé, éducation, travail, chômage... et bien sûr la politique sécuritaire menée par Nicolas Sarkozy. Différents interlocuteurs - économistes, journalistes - interviewés « face caméra » complètent ce dispositif et précisent l'analyse. Avec rigueur et humour, DOL interroge sur les liens entre démocratie et politique, la responsabilité des grands médias, le rôle de la gauche et les perspectives d'avenir.
Bande dessinée pour adultes.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

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JEUNESSE

 

Le Roi des Trois Orients de François Place, Ed. Rue du Monde, 46p., 22.80 euros. Paru en octobre 2006.

 

En plus des illustrations enchanteresses et fouillées dont il a le secret, François Place nous offre, dans ce magnifique album, un conte aux accents merveilleux. L'histoire de la Grande Ambassade qui après un long voyage arrive chez le roi des Trois Orients où ils vont découvrir les vertus de la générosité et de la tolérance.
Album à partir de 8 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Mc Dull : Une journée idéale de Brain Tse et Alice Mak, Ed. Picquier Jeunesse, 103p., 9 euros. Paru septembre 2005.

 

Mc Dull est un sympathique petit cochon qui vit à Hong Kong avec sa mère. Dans ce recueil aux illustrations fraîches et drôles nous découvrons des petits bonheurs confectionnés par une maman aimante qui émerveillent Mc Dull et impriment en lui des souvenirs d'enfance impérissables.
Délicieux !
À partir de 5 ans.


par Michèle - Le Libr'air

 

 

Le combat d'hiver de Jean-Claude Mourlevat, Ed. Gallimard Jeunesse, 330p., 15 euros. Paru en septembre 2006.

 

Helen et Milena vivent dans un orphelinat ultra-sévère où le seul contact qu'on leur autorise avec l'extérieur est la visite à leur consoleuse lorsqu'elles ont le moral au plus bas. C'est lors d'une de ces visites que Milena va s'échapper avec Bartoloméo, un garçon de l'orphelinat voisin rencontré sur la route... Mais les policiers de la Phalange vont se lancer à leur poursuite avec leurs redoutables hommes-chiens...

Jean-Claude MOURLEVAT (La riviere à l'envers, L'enfant-océan) nous conte une formidable histoire d'amour et de résistance face à l'oppression.
A partir de 14 ans.


par Michèle - Le Libr'air

 

 

A bas la vaisselle de Yann Mens, Ed. Thierry Magnier, 47 p., 5 euros. Paru en octobre 2006.

 

Dans la famille Toucouleur il existe une règle : chaque enfant doit participer à la vaisselle dès qu'il atteint l'âge de 8 ans. Or, les grands se rebellent et réclament qu'Arsène 7 ans participe aussi à la « corvée ». Devant le refus de Maman, ils se mettent en grève devant l'évier ! Que va-t-il se passer ?

Un petit roman plein d'humour sur les relations familiales.
Roman poche à lire dès 7 ans.


par Michèle - Le Libr'air

 

 

Vraiment pas de bol de Hubert Ben Kemoun, Ed. Thierry Magnier, 47p., 5 euros. Paru en octobre 2006.

 

"Dino est-il un terroriste ?" se demande le commissaire Sacha.
Pour avoir malencontreusement jeté une cannette au mauvais endroit, Dino, 12 ans, va gagner le « concours de circonstances malheureuses » le plus spectaculaire et se retrouver dans le bureau du commissaire Sacha.

Une histoire drôle... à prendre très au sérieux !
Roman poche à lire dès 7 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Le peuple doudou d'Olivier de Solminihac et Audrey Poussier, Ed. L'école des loisirs, coll. Mouche, 52p., 7.50 euros. Paru en avril 2006.

 

Grand frère, peut-être le plus grand spécialiste mondial des doudou (il a même découvert un doudou fossile chez mamie) nous livre ici une étude poussée sur son sujet favori: vie, mort, hiérarchie, tout y est passé en revue...
 
Un livre tendre et plein d'humour sur le meilleur ami de l'enfant: son doudou !
Dès 6 ans.

 

par Géraldine - Le Libr'air

 

 

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par le lieu des livres publié dans : - archives lectures
Lundi 2 janvier 2006

littérature - jeunesse

 

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LITTERATURE

 

Eldorado de Laurent Gaudé, 237p., éd. Actes Sud, 18.70 euros. Paru en août 2006.

 

Le commandant Salvatore Piracci navigue au large des côtes italiennes pour intercepter les embarcations des émigrants clandestins. Jamal et Soleiman, deux frères soudanais entreprennent le dangereux voyage vers l'eldorado européen. Une femme, rescapée, retrouve le commandant Piracci pour une étrange demande, alors que lui-même doute de plus en plus de sa mission.


Le nouveau roman de Laurent Gaudé témoigne tristement d'histoires entendues dans l'actualité : embarcations qui n'arrivent jamais, barbelés entre le Maroc et l'Espagne, morts lentes et affreuses. Après "La mort du roi Tsongor", "Le soleil des Scorta", ce jeune auteur étonne par sa capacité à renouveler son style et son écriture.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Mangez-moi de Agnès Desarthe, éd. L'Olivier, 308p., 20 euros. Paru en août 2006.

 

Myriam est une sorte de fée cabossée par des itinéraires et une vie chaotique et secrète. Il lui vient l'idée d'ouvrir "chez moi" un restaurant dans lequel elle investit toute sa vie au point d'en faire sa maison. Son quotidien va vite ressembler à un exercice de jonglage : accueillir, cuisiner, payer les factures et… éviter la faillite. Petit à petit, le rêve prend corps et tout un univers se bouscule chez moi.


Chronique joyeuse du quotidien d'un restaurant qui s'invente, Agnès Desarthe nous livre là un roman généreux où le rêve et le réel s'entrelacent. Agnès Desarthe publie aux éditions de l'Olivier, est aussi traductrice et auteur de romans pour les enfants à l'Ecole des Loisirs.

 
par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Mémoires de porc-épic de Alain Mabanckou, éd. Seuil, 229p., 16.50 euros. Paru en août 2006.

 

Selon une croyance africaine, chaque être humain possède une sorte de double animal. Alain Mabanckou nous narre les mémoires d’un porc-épic, nuisible. Il obéit à un certain Kibandi qui lui fait commettre des crimes par dizaines. Son statut lui apporte connaissance et clairvoyance.


Ce regard à la fois extérieur et intime sonde l’âme humaine et ses étranges comportements. La culture africaine est vue avec le regard du natif vivant à l’étranger. Il y a toujours une distance imperceptible entre l’histoire et sa narration. Le style est fluide - le monologue digne de la tradition orale est restitué en une seule phrase sans le moindre point - l’humour flirte avec la critique lucide de l’être humain.

 
par Gilles - L'Usage du Monde