Lundi 2 janvier 2006

littérature - jeunesse - bandes dessinées - spiritualité

 

cliquez sur les couvertures pour agrandir l'image

LITTERATURE

 

Ligne 9 de Guy Konopnicki, éd. Gawsewitch, 507p., 23 euros. Paru en août 2005.

 

Avis aux amoureux de Paris ! Kaplan, ancien communiste, a 38 ans en 1983. "Recruté" par les communicants du nouveau Président de la République, il rencontre Sébastienne, jeune militante socialiste et bourgeoise émancipée. L'histoire d'amour de ces deux personnages que tout oppose va prendre corps alors que les années 80 avancent ; les premières affaires politiques éclatent, Billancourt est démantelé...

Très beau roman "réaliste" et exercice "oulipien", Konopnicki nous emporte au long de la ligne de métro n°9 Mairie de Montreuil/Pont de Sèvres, 38 chapitres pour 38 stations. Le roman est truffé de références à l'histoire de Paris et la vie politique des années 80 est ironiquement décortiquée.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Lily la tigresse de Alona Kimhi, trad. Laurence Sendrowicz (hébreu), éd. Gallimard, coll. Du monde entier, 430p., 21.90 euros. Paru en janvier 2006.

 

Solitaire et angoissée, Lily vit seule avec ses 112 kg depuis que son fiancé a annulé leur mariage. Elle tue l'ennui en longs bains moussants, avec des verres de Porto et passe ses soirées en compagnie de Ninouch, sa seule amie. Du moins, autant que Léon, le compagnon violent et jaloux de Ninouch, le permet...


 

 

Drôle, fantaisiste, imaginatif, une galerie de personnages improbables... ce deuxième roman d'Alona Kimhi confirme le talent de cette jeune écrivain trentenaire. Après Suzanne la pleureuse (éd. Folio 2005), elle dresse à nouveau un portrait de femme fragile et attachante.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

La femme de Bratislava de Leif Davidsen, trad. Monique Christiansen (danois), éd. Folio Policier, 586p., 8 euros. Paru en janvier 2006.

 

Danois plutôt tranquille, professeur moyen d'université, Theodor Petersen voit son univers voler en éclat le jour où une mystérieuse inconnue rencontrée lors d'un voyage universitaire affirme être sa soeur. Son père aurait eu une double vie, pendant la seconde guerre mondiale, en Croatie et de plus aurait collaboré avec les nazis.

Décidément, les polars "venus du froid" n'en finissent pas d'explorer les sombres recoins d'un passé qui dérange. Après Henning Mankell, Gunnar Staalesen ou Arnaldur Indridason, Leif Davidsen poursuit dans cette veine du roman noir qui s'attache au passé.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

Comme une tombe de Peter James, trad. Raphaëlle Dedourge (anglais), éd. Panama, 442p., 21 euros. Paru en mars 2006.

 

Michael Harrisson, dirigeant d'une société immobilière, va se marier. Pour fêter l'enterrement de sa vie de garçon, quatre de ses amis le saoûle et l'enterre vivant dans un endroit connu d'eux seuls. Ils meurent peu après dans un accident de la circulation. Trois jours avant son mariage, Michael Harrisson disparaît bêtement.

Claustrophobes s'abstenir ! Avec talent, Peter James transforme une mauvaise blague en polar haletant. A chaque chapitre, de nouvelles possibilités apparaissent et le lecteur est manipulé tout au long du roman. Etonnant, vous "partagerez" le cercueil du futur marié et découvrirez un enquêteur, le commissaire Roy Grace, qui a recours au paranormal. A lire d'une traite en rognant sur son sommeil.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Dans la main du diable de Anne-Marie Garat, éd. Actes Sud, 906p., 25 euros. Paru en avril 2006.

 

Paris, 1913. Gabrielle, jeune femme orpheline d'origine hongroise, élevée par sa tante, est convoquée avec elle au Ministère de la Guerre pour apprendre la mort, en Birmanie, de son cousin Endre disparu cinq ans plus tôt. Seule trace de son existence passée, une malle contenant des effets qui ne correspondent en rien au souvenir d'Endre. Gabrielle, dans la fougue de sa jeunesse et de sa soif d'absolu, décide de mener l'enquête pour comprendre les cinq ans de silence et la mort mystérieuse de celui qu'elle aime toujours. Au delà des apparences et des faux semblants, elle va découvrir la vie, l'amitié, la trahison, la peur...

 

Un roman savamment construit, aux résonnances très actuelles, qui vous emporte dans le tourbillon de l'histoire sur les traces de son héroïne.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

L'Immeuble Yavoubian de Aala El Aswany, trad. Gilles Gautier (arabe), éd. Actes Sud, 327p., 22.50 euros. Paru en janvier 2006.

 

En plein cœur du Caire, l'immeuble Yacoubian, véritable personnage principal du roman, est prétexte à raconter tout un pan de l'histoire égyptienne, des années 1930 aux années 1950, avec l'arrivée de la révolution nassérienne. L’auteur pose un regard tendre, précis, sans jugement mais sans concession sur des personnages riches et pauvres, bons et méchants qui se débattent dans les mêmes griefs.
Un romancier qui ne bonimente pas, El Aswany ! A chaque chapitre, c’est un pan de façade qui s’effondre et un nouvel aspect de la société égyptienne qui se révèle brutalement. Sans tabous, mais sans cruauté non plus. Voici Hatem, homosexuel éperdu d’amour pour Abdou, jeune marié qu’il « achète » à coups de cadeaux. Et Taha, apprenti policier qui bascule dans l’islamisme quand sa « fiancée », Boussaïna, part à la dérive, de plans débrouille en quasi-prostitution. On croise aussi Azzam, sombre bigot, vrai lubrique, qui espère bien s’offrir une carrière politique à moindres frais, en filoutant le Grand Homme – Nasser ou Moubarak – qui se détache en ombre chinoise sur ce roman.
Hypocrisie, corruption, mensonge à tous les étages : L’Immeuble Yacoubian, qui a connu un très grand succès en Egypte, est un roman sociologique, donc politique, dans un pays où les deux plans ne sauraient être séparés. Un roman qui dévoile, mais qui n’est pas une entreprise de démolition pour autant. Car de ces destins mêlés émane, finalement, plus de tendresse que d’amertume.

 

par Renaud - La Parenthèse

 

 

Mon ange de Guillermo Rosales, trad. Liliane Hasson (espagnol), éd. Actes Sud, coll. Babel, 128p., 6.50 euros. Paru en janvier 2004.

 

L’écrivain cubain Guillermo Rosales s’est suicidé à Miami en 1993. Il avait quarante-sept ans. A l’instar de William Figueras, le personnage de son roman Mon ange, il quitte Cuba en 1979 pour rejoindre la cohorte des réfugiés cubains sous les palmiers de Floride.« Je ne suis pas un exilé politique. Je suis un exilé total. Je me dis parfois que si j’étais né au Brésil, en Espagne, au Venezuela ou en Scandinavie, j’aurais fui tout autant leurs rues, leurs ports et leurs prairies. » A Miami, Guillermo Rosales dérange.  Les cousins se débarrasseront de cet écrivain qui entend des voix en le plaçant dans un boarding home, sorte d’asile où les familles confient en toute discrétion leurs canards boiteux. Guillermo Rosales ne sortira de cet abîme qu’en 1990 pour se tuer trois années plus tard. Mon ange, publié à Miami en 1986 décrit de l’intérieur l’horreur de cet enfermement. Le narrateur raconte sa descente aux enfers dans un univers hallucinant où d’autres épaves rejetées par tous tentent de survivre.

Ce court roman magnifique, divisera, à sa publication, Cubains et Américains. Les premiers y verront une critique du fameux american dream, les seconds un pamphlet anti-castriste.  La disparition tragique de Guillermo Rosales apparaît comme un triste et magistral pied de nez à ses détracteurs.

 

par Renaud - La Parenthèse

 

 

Le monde de la science fiction est à l'honneur avec les Imaginales le festival des mondes imaginaires à Epinal du 11 mai au 14 mai. L'un des auteurs remarqués et remarquable est Pierre Bordage.

Les chemins de Damas de Pierre Bordage, éd. Le Diable Vauvert, 496p., 23 euros. Paru en mai 2005.

 

Livre culte d'une trilogie apocalyptique, où l'auteur de sa plume talentueuse decrit un monde futuriste, proche de notre réalité. Il dépeint une société prise dans les filets de la peur, où des enfants disparaissent sans explication rationnelle. Au coeur de l'histoire écrite en étoile, différents personnages sont confrontés à leurs propres démons intérieurs. Chacun est mis face au choix, soit céder à la peur et vivre dans l'indignité, soit se battre pour découvrir la vérité et retrouver le sens même de la vie... Au centre du récit le héros et l'héroïne se battent, se dépassent et au delà révélent leur part d' humanité dans un monde devenu inhumain.

 

Pierre Bordage est un visionnaire qui sait avec talent révéler la part d'ombre et de lumière de l'humanité.

 

par Sonia - Le Libr'air

 

 

Les aventuriers du Graal de Pierre Lassalle, éd. de Mortagne, 500p., 29.95 euros. Paru en 2002.

 

Roman initiatique en 12 étapes. L'auteur aborde le monde du cyberespace comme étant l'enjeu des puissances économiques. Au coeur du récit un combat est mené entre la force du bien et les deux forces du mal dans sa dimension manichéenne. Deux groupes s'affrontent l'un au service de la vérité et de la liberté, l'autre au service du mal et de l'esclavagisme. Sous couvert de la nanotechnologie et du monde virtuel, des expériences démoniaques sont à l'oeuvre pour asservir l'être humain et au delà s'emparer de son Esprit. Pierre Lassalle emmène le lecteur dans une épopée médiévale et futriste, où le héros Michaél se transcende par amour et où l'héroïne Sophia par compassion se sacrifie.

L'auteur, plus qu'un écrivain est un initiateur, qui à travers sa plume graduellement révèle le parcours initiatique de tout aventurier du Graal.

 

par Sonia - Le Libr'air

 


haut de page 

 

JEUNESSE

 

Si le monde était un village de 100 personnes 2, collectif, éd. Philippe Picquier, 102p., 10.50 euros. Paru en février 2006.

 

Le monde compte 6,5 millards d'habitants. Si on réduisait le monde à un village de 100 personnes, comment s'y répartirait la nourriture ? Après le succès de Si le monde était un village de 100 personnes (paru en 2002), le deuxième tome traite de l'alimentation. Malgré les progrès des techniques agricoles, le problème de la faim ne cesse d'augmenter. A sa façon frappante et pédagogique, ce livre en explique les raisons, traite des problèmes de l'eau, de l'obésité dans les pays riches, et rappelle les moyens (connus, mais non appliqués !) d'y remédier, notamment en nous racontant l'histoire de Ramaya, une népalaise, et l'action du Programme Alimentaire Mondial.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

La sorcière a le blues, texte et illustrations de Vincent Wagner, éd. Bayard Jeunesse, 29p., 7.50 euros. Paru en mars 2006.

 

Toute seule dans se maison, la sorcière a le blues. Elle balaye, caresse le chat, cueille de drôles de champignons. Elle aimerait tant taper dans le ballon avec les enfants qu'elle effraie et fait fuir. Dans un vieux grimoire, elle trouve une recette de potion qui la transforme en petite fille, mais l'effet de la potion est de courte durée...

Construite sans texte et à la façon d'un théâtre d'ombre, cette originale histoire de sorcière est un petit album très frais à partager en famille. L'expressivité des personnages, la logique de la narration en font un beau conte sur la différence et la tolérance.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Cerise griotte de Benjamin Lacombe, éd. Seuil Jeunesse, 17p., 14 euros. Paru en mars 2006. Album.

 

Cerise vit seule avec son Papa qui est responsable de la fourrière. Son prénom lui vaut les quolibets de ses camarades de classe faisant d'elle une petite fille timide et réservée aimant les livres et les animaux. Un jour, elle se prend d'affection pour une petite chienne « ramassée » par la fourrière de son père. Elle la surnomme « Griotte ». Si dans un mois personne n'est venu la chercher elle pourra la garder...

 

Des illustrations tendres et expressives, un texte poétique et pertinent...

Dès 5 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

 Il était une fois... il était une fin de Alain Serres et Daniel Maja

La petite bibliothèque imaginaire de Alain Serres et un collectif de 20 illustrateurs, éd. Rue du Monde, coll. Atelier de l'imaginaire, 13 euros. Parus en avril 2006.

 

Le premier livre ne raconte pas d'histoires : il vous donne le début (sur la page de gauche) et la fin (sur la page de droite) de chacune des histoires qu'il vous inspirera.

 

Le second vous présente la couverture et la « quatrième » de 20 livres, sorties tout droit de l'imagination d'un auteur et de 20 illustrateurs différents. Elles vous invitent à rêver, à vous questionner.

 

Ces deux albums sont à consommer sans modération d'imagination, d'improvisation, d'extrapolation...de 6 à 106 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

haut de page

 

BANDES DESSINEES
 

Pedro et moi de Judd Winick, éd. Ca et là, 187 p., 23 euros. Paru en avril 2006.

 

En 1993, Judd Winick, auteur de bandes dessinées, participe à Real World, reality-show de la chaine MTV dans lequel sept personnes partagent une maison. Il se lie d'amitié avec Pedro Zamora, 22 ans, d'origine cubaine, homosexuel et séropositif depuis l'âge de 17 ans. Pedro va utiliser l'émission pour sensibiliser les américains à la prévention et la lutte contre le SIDA avant de mourir des suites de la maladie.

Véritable roman graphique Pedro et moi est une histoire d'amitié et un témoignage émouvant contre les préjugés et l'ignorance, une véritable source d'information sur le VIH et le SIDA, plus que jamais d'actualité. C'est aussi une histoire forte sur l'émigration cubaine et le rêve américain.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Le ciel au dessus de Bruxelles  de Bernar Yslaire, éd. Futuropolis, 66 p., 13.50 euros. Paru en mars 2006.

 

17 mars 2003. Soixante ans après la Shoah, trois jours avant le début de la guerre en Irak, Jules Engell Stern rencontre Fadya. Il est juif Khazar, elle est beur, musulmane. Lui est de passage à Bruxelles, cherche son frère, attend sa sœur. Elle, prépare un attentat terroriste au milieu d'une manifestation pacifiste. Jules invite Fadya dans sa chambre, au Hilton, 25e étage avec vue sur le ciel, au-dessus de Bruxelles.Contre toute attente, elle accepte…

Bernar Yslaire organise le huis clos violent, cru et amoureux de la confrontation de deux cultures, de deux religions, de deux vécus différents. Le choc des civilisations peut aussi être une histoire d'amour.

 

par Renaud - La Parenthèse

 

 

haut de page

 

SPIRITUALITE

 

 

 

 

Manuel pratique d'astrologie holistique de Pierre Lassalle, éd. de Mortagne, 280p., 24.95 euros. Paru en mars 2005.

 

 

 

   

Pierre Lassalle précurseur de l'Astrologie Holistique. Cette astrologie repose sur le principe des analogies. La carte du ciel est perçue dans sa globalité grâce aux modèles et configurations, qui sont des « dessins » reflétant les potentialités et les difficultés de l'individualité sur terre. L'auteur révèle en toute simplicité l'Astrologie par sa vision globale et synthétique. L'approche de cet outil de connaissance de soi se fait par le visuel et l'ouverture du coeur. Elle s'adresse à l'individualité qui cherche des réponses à ses questions existentielles. Ce manuel pratique de l'astrologie holistique est un outil de base pour tout néophyte ou astrologue aguerri.

Pierre Lassalle a révolutionné depuis les années 80 la vision de l'astrologie et a su lui restituer ses lettres de noblesse en tant qu'outil de connaissance de soi dans sa réalité spirituelle.

 

par Sonia - Le Libr'air

 

 

haut de page

par le lieu des livres publié dans : - archives lectures
  • : le blog lelieudeslivres
  • lelieudeslivres
  • : Livres
  • : Quatre librairies indépendantes de la région Alsace se regroupent sur internet et vous font partager leurs lectures et leurs activités. Le Libr'air à Obernai // Totem à Schiltigheim // L'Usage du Monde à Strasbourg // La Parenthèse à Strasbourg
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

newsletter

Inscription à la newsletter
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus