Au début de l'histoire, un privé sort de taule où il a passé sept ans pour meurtre. Un banquier haïtien, opportuniste sans scrupule, l'engage pour retrouver son fils disparu depuis deux ans. Le deal ? Un contrat de dix millions de dollars s'il ramène son gamin sain et sauf ; la moitié s'il ramène le corps ; et un bonus de cinq millions s'iproduit les assassins, morts ou vifs. Max Mingus, privé de Miami, part donc pour Port-au-Prince sans avoir jamais posé le pied en Haïti ni parler le français et encore moins le créole.
Outre l'aspect polar du roman il y a ce regard sur Haïti. L'extrême misère, la description des ghettos, de ces règles dominées par le vaudou, la violence omniprésente, parfois insoutenable, le tout porté par des personnages d'une justesse surprenante à la fois sans jugement ni concessions.
Tonton clarinette de Nick Stone - traduit par Ploux et Cheval (anglais) - Ed. Gallimard - Coll. Série Noire - 605 p. - février 2008 - 22.50 euros
Commentaires
Aucun commentaire pour cet article
