Lorsque sa mère va suivre une formation à Tokyo, Tomoko part vivre chez son oncle et sa tante à Ashiyar. Elle y rencontre Mina, sa cousine, Madame Yoneda et Monsieur Kobayashi, qui s'occupent de
la maison, et Pochiko, hippopotame nain, dernier vestige d'un jardin zoologique datant de l'enfance de son oncle. Elle y découvre aussi un bonheur quotidien et tranquille, qui la marquera toute
sa vie. En raison de la maladie de Mina, la maison est transformée en un univers feutré, tout y est organisé, ritualisé. Sans pour autant les tenir hors du monde : les deux fillettes vont par
exemple se passionner pour les J.O. de Munich.
Mina a une autre passion, les boîtes d'allumettes. Elle y range des histoires qu'elle invente et les cache précieusement sous son lit.
Et l'on aimerait nous aussi pouvoir conserver précieusement ces instants de poésie et de bonheur teintés de la nostalgie de l'enfance qui nous sont offerts ici par Yoko Ogawa,
les savoir toujours à portée de main, tout près de soi.
La marche de Mina de Yoko Ogawa - traduit du japonais - Actes Sud - janvier 2008 - 317 pages
