Un univers plus sombre que celui de Cormac McCarthy est difficile à trouver. Une plume aussi talentueuse, c'est également très rare. Même si vous redoutez la noirceur du thème
abordé par l'auteur, la lecture d'un des plus grands écrivains américains est un pur bonheur.
- Elsa / Librairie Totem
McCarthy touche à une certaine forme d'anticipation. Je rappelle brièvement l'histoire : le pays [...] est recouvert de cendres, l'homme et l'enfant (les deux protagonistes)
poussent un vieux caddie bourré de couvertures, de conserves, un calibre avec deux balles, un briquet, ce qui peut leur permettre de survivre le plus longtemps possible, dans l'espoir de
rejoindre la mer, tout en tentant d'échapper à leurs congénères les plus bestiaux dont l'instinct de survie les a fait régresser jusqu'au cannibalisme. Décor post-apocalyptique, ambiance de
tension et d'éternité, condition humaine érodée au possible (jusqu'à la perte des noms, du rire, des rêves, du langage), évacuation de la morale, de la transcendance, de la culture. C'est un
admirable roman du reste. [...]
La route est un roman d'une très grande puissance.
Chronique complète (lecture très personnelle) sur Dernière Marge.
- Antonio / Librairie Le Libr'air
La Route de Cormac McCarthy - trad. (américain) François Hirsch - Editions de L'Olivier - 244 p. - 21 euros - janvier 2008.
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