Lundi 2 janvier 2006

littérature

 

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LITTERATURE

 

Je sais de Ito Naga, Ed. Cheyne, Coll. Grands fonds, 75 p., 13,50 €, paru en hiver 2006.

Tour à tour philosophiques, scientifiques et poétiques, souvent drôles, 469 observations sur le monde qui nous entoure.
A lire absolument !

 

Coup de coeur des libraires du Libr'air.

 

 

Tango de Elsa Osorio, trad. Jean-Marie Saint-Lu (espagnol), Ed. Metailié, 418 p., 22 euros, paru en janvier 2007.


La rencontre entre Luis, cinéaste argentin de passage en France, et Ana, sociologue et flamboyante danseuse de tango qui vit à Paris depuis que ses parents ont fui l'Argentine, va nous permettre de revivre les aventures de leurs ancêtres au début du siècle dernier. Découvrez la vie des grands propriétaires terriens dans les estancias ou l'ambiance chaude et sensuelle des cabarets où l'on s'adonne sans retenue au tango. Rencontrez ceux qui vont, par leur inventivité musicale et chorégraphique, permettre à cette danse populaire d'acquérir ses lettres de noblesse et de devenir le chant d'un peuple et l'emblême de sa résistance.
L'argentine Elsa Osorio nous entraîne dans la danse avec toute sa fougue.


par Michèle - Le Libr'air

 

 

Mal de pierres de Milena Agus, trad. Dominique Vittoz (italien), Ed. Liana Levi, 123 p., 13 euros, paru en janvier 2007.


Le narratrice de Mal de pierres est sarde. Elle nous conte l'histoire de sa famille, qui est en particulier l'histoire de sa grand-mère. Sa grand-mère était une femme étrange, la tête pleine de fantaisies, frustrée par une société rurale rude, un mariage de raison, et un corps déréglé. Mal comprise, à part par le Rescapé, qui saura l'épanouir lors d'une rencontre sur le continent, et, bien sûr, sa petite fille, qui donne le récit. Mal de pierres est une beau texte, mené par un style agréable et évocateur.


Il développe les thèmes de la mémoire (familiale et historique), de  l'influence de l'imaginaire sur une réalité âpre, et, surtout, de la connaissance de ceux qui nous sont proches, que nous ne terminons jamais de rencontrer.


par Antonio - Le Libr'air

 

 

Le magasin des suicides de Jean Teulé, Ed. Juillard, 157 p., 17 euros, paru en janvier 2007.

 

Dans une société où le suicide est démocratisé et libéralisé, le magasin des Tuvache prospère.

Vous souhaitez en finir ?
Les cordes sont artisanales et résistantes, les poisons composés spécialement sur mesure par Madame et les kimonos disponibles en taille XXL (seppuku, ça ne se fait pas en jean !). Mais ce qui va manquer de tuer tout le monde, c'est bien le sourire impérissable et anachronique du petit dernier de la famille...

Petite pièce d'humour très noir, le livre de Jean Teulé reste léger. L'histoire a moins de force que les personnages et les situations, au contraire, empreints d'un cynisme croustillant !


par Antonio - Le Libr'air

 

 

Blessés de Percival Everett, trad. Anne-Laure Tissut (anglais), Ed. Actes Sud, 270 p., 20 euros, paru en janvier 2007.

 

John a quitté la ville pour élever des chevaux dans un ranch de l'Ouest des Etats-Unis en compagnie de son vieil oncle Gus. Soudain cette vie tranquille est bouleversée par un évènement dramatique, l'assassinat d'un jeune homosexuel. Suivent des actions d'intimidation envers un fermier indien et l'inscription nègre rouge en lettres de sang dans la neige.
Petit à petit l'Eden se transforme en enfer.

 

Bêtise, intolérance, racisme, homophobie, Perceval Everett n'y va pas de main morte en décrivant certains de ses compatriotes. Il nous présente un ouest américain particulièrement primaire. Les évènements qui s'y déroulent sont d'autant plus en contradiction avec les paysages somptueux et l'impression de liberté qui s'en dégage.


par Elsa - Totem

 

 

Meurtres à Pékin de Peter May, trad. Ariane Bataille (anglais), Ed. Actes Sud, coll. Babel noir, 499 p., 10.50 euros, paru en décembre 2006.

 

Un cadavre carbonisé dans un parc public. Tout laisse penser à un suicide et pourtant…
Le commissaire Li Yan, personnage taciturne, va mener l'enquête, secondé contre sa volonté par une américaine culottée et débridée. Chacun va devoir y mettre du sien pour supporter l'autre.
La particularité de ce polar qui pourrait somme toute paraître classique réside dans l'abîme culturel qui existe entre les deux enquêteurs. Li, chinois, communiste, posé et très traditionnaliste est aux antipodes de Margaret Campbell, américaine, libérale et impulsive.

 

L'auteur qui connaît très bien la Chine tente par des dialogues perspicaces à nous montrer combien ils existent de préjugés entre ces cultures très opposées en apparence. A final, ses descriptions de Pékin et des pékinois nous montrent que les choses ne sont pas si différentes à l'autre bout de la planète.

 

par Elsa - Totem

 

 

Le rêve du village des Ding de Yan Lianke, trad. du chinois, Ed. Picquier, 20 euros, paru en janvier 2007.

 

Le jeune Ding Qang nous raconte l'histoire de son village du Hunan dans les années 90. Depuis l'au-delà puisqu'il est mort empoisonné par des villageois qui voulaient se venger de son père Ding Hui. Il faut dire que c'est lui qui a lancé la collecte du sang il y a quelques années, qui a incité les paysans à lui vendre leur sang, apportant la maladie dans chaque foyer. Aujourd'hui cette fièvre que les autorités appellent le sida continue à faire des ravages, se propager dans les foyers, apporter le deuil. Alors que seul Ding Hui continue à s'enrichir par le commerce des cercueils et des mariages dans l'au-delà, les villageois deviennent fous et leurs actes n'ont plus rien de sensé: liaisons adultères, vols, pillages de tombes se font de plus en plus fréquents.

 

Ce roman, traversé par les songes et les prémonitions d'un vieux sage,  évoque de manière bouleversante le drame de centaines de milliers de personnes contaminés dans les années 1990 dans l'indifférence des autorités. D'ailleurs, ce livre est censuré et son auteur privé de parole en Chine.

 

par Elsa - Totem

 

 

Mantra de Rodrigo Fresan, trad. Isabelle Gugnon (espagnol), Ed. Passage du nord ouest, 500 p., 24 euros, paru en novembre 2006. 

 

Avec Les Détectives Sauvages de Roberto Bolaño (Ed. Bourgois), je peux affirmer que c'est ma meilleure lecture de l'année 2006 traduite de l'espagnol. Fresan est argentin, et écrit un livre fascinant, surréaliste, cauchemardesque, apocalytpique, précolombien, littéraire, pop, catcheur, hallucinogène, bourré de peyotl et de tequila, totalement schizophrène, existentialiste, traversé de pleureuses et de mariachis, beat, cosmique, décapité, revolver, extra-terrestre, robotique, cyclique, dictionnaire, hilarant, monstrueux, en somme, - je reprends ma respiration - fondamentalement mexicain et mantriforme !

 

Une expérience littéraire dont vous ne sortirez pas indemne.
Endossez votre scaphandre de lecteur à toute épreuve et rendez-vous dans le Mexique de Mantra, plus précisément à Mexico, que Rodrigo Fresan qualifie lui-même de cette manière : "C'est un grand cut-up, un crack-up, un up-up en soi, un tremblement de terre permanent."

 

par Antonio - Le Libr'air

 

 

La voix de Arnaldur Indridason, trad. Eric Boury (islandais),
Ed.Métailié, coll. Noir, 19 euros, paru en février 2007.

 

Cet auteur venu du froid nous a déjà séduits avec ses deux précédents romans, La cité des jarres et La femme en vert. Son troisième livre traduit en français ne faiblit pas. L'histoire se déroule juste avant Noël dans un grand hôtel. Le portier, déguisé en père Noël pour la circonstance et attendu à la fête des enfants, est retrouvé mort dans sa chambre.
L'enquête met en lumière la vie de ce portier, ses espoirs et ses ruptures.

 

Indridason, avec cette chronique sociale, rappelle qu'un adulte cache une enfance parfois lourde à porter.

 

par Elsa - Totem

 

 la suite sous peu...

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par le lieu des livres publié dans : - archives lectures
Lundi 2 janvier 2006

littérature - essai - bandes dessinées - jeunesse

 

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LITTERATURE

 

Ouest de François Vallejo, Ed. Viviane Hamy, 266p., 18.50 euros. Paru en août 2006.

 

Ce roman, à l'écriture authentique, conte les relations entre un châtelain « communard », le Baron de l'Aubépine, psychologiquement castré par son père, et Lambert, le garde-chasse du domaine dont il hérite. Un huis-clos au domaine des Perrières dans l'ouest profond, secret, décalé, en marge des agitations politiques parisiennes, mais où la folie du maître met en péril l'équilibre séculaire entre maître et serviteur.
Prix Giono 2006.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Itinéraire spiritueux de Gérard Oberlé, Ed. Grasset, 271p., 17 euros. Paru en septembre 2006.

 

Je pourrais vous dire que ce livre a « de la cuisse » ou qu'il est « rond en bouche » mais je n'y connais rien en vocabulaire oenologique. Alors je vous dirai simplement qu'il est « sacrément » bon !

Gérard Oberlé (Retour à Zornhof) nous livre ici une ode aux plaisirs de la vie aux accents rabelaisiens. Réjouissant !
A consommer sans modération.

 
par Michèle - Le Libr'air

 

 

Noeuds et dénouement d'Annie Proulx, trad. Anne Damour (anglais), Ed. Grasset, coll. Cahiers rouges, 476p., 11.90 euros. Paru en septembre 2005.

 

Quoyle a toujours subi sa vie plus qu'il ne l'a choisie: un mariage raté, un travail sans ambition ni avenir... Jusqu'à ce que sa tante les prenne sous sa coupe, lui et ses deux fillettes. Ensemble, ils vont partir vivre dans la maison de leurs ancêtres, à Terre-Neuve. Là-bas Quoyle, après s'être heurté à la rudesse des éléments et des hommes, trouvera enfin son équilibre.

Dans un style direct et concis, Annie Proulx nous plonge dans le vif de la vie de cet anti-héros, attachant et désespérant à la fois. Et elle parvient à merveille à donner corps à ce bout de lande battu par la neige et le vent.

 
par Géraldine - Le Libr'air

 

De toutes pièces de Dan Gearino, trad. Franchita Gonzalez Batle (anglais), Ed. Liana Levi, 377p., 20 euros. Paru en octobre 2006.

 

Dans le Sud profond des Etats-Unis, on retrouve le cadavre d’un Noir dans les décombres de l'incendie d'une église. Incendie criminel et crime raciste ? Le doute n’effleure ni Stan Banacek, journaliste véreux, ni Bobby Zucco, agent fédéral. Ils rivalisent de clichés sur le Sud et ses habitants et font monter la sauce. Cerise sur le gâteau : Buddy, blanc et borné, licencié pour provocation raciale se présente à eux. Sans états d’âme, tout le monde plonge dans une solution de facilité au parfum de manipulation.

Sous un humour féroce et grinçant, ce roman est avant tout une charge contre le racisme et le moralisme.
A découvrir également, J’ai tout entendu qui reparaît dans la collection Piccolo.

 
par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Le Dahlia Noir de James Ellroy, trad. Freddy Michalski (anglais) , Ed. Rivages, coll. Noir, 505p., 9.45 euros. Paru en octobre 2006.

 

Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu, mutilé, sectionné en deux, d'une jeune fille : Betty Short, surnommée "le Dahlia Noir" à cause de son penchant à se vêtir en noir. Le meurtre est resté l'une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en Amérique.
A l'occasion de la sortie de l'adaptation du dahlia Noir par Brian de Palma le 8 novembre au cinéma, Payot ré-édite le roman emblématique et auto-biographique d'Ellroy, le Dostoïevski du polar. Plongez-vous dans la ville, dans la nuit, dans les bas-fonds et la boue de la société américaine.

A lire également le Dossier Dahlia Noir de Don Wolfe éd. Albin Michel et l'Affaire du Dahlia Noir de Steve Hodel éd. Points Seuil.

 

par Gilles - L'Usage du monde

 

 

Ronde de nuit de Sarah Waters, trad. Alain Defossé  (anglais), Ed. Denoël, coll. D'ailleurs, 594p., 25 euros. Paru en août 2006.

 

Londres, 1947. Les fantômes de la guerre hantent quatre personnages. Helen subit le délitement de sa liaison avec Julia. Kay, une ancienne héroïne du Blitz, erre, dans les rues. Viv ne parvient pas à quitter son amant.

Sarah Waters remonte les vies de ces personnages jusqu'aux mois du Blitz, distille les événements et les sentiments qui les unissent dans Londres après-guerre. Elle plonge le lecteur dans un jeu de piste aux multiples rebondissements. Comme toujours, l'auteur étonne par la densité des descriptions et la richesse des ambiances. Les "rondes de nuit" et la résistance des londoniens sont fidèlement restitués ainsi que les privations et les souffrances endurées.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

 

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ESSAI

 

 

Les faiseurs de Pluie de Tim Flannery, trad.
Raymond Clarinard (anglais), Ed. Héloïse d'Ormesson, 373p., 23 euros. Paru en mai 2006.

 

Rhéobatrachus vittellinus, vous connaisez ? De toute façon, il est déjà trop tard. Cette espèce de grenouille découverte voilà 20 ans dans le Queensland (Australie) s'est éteinte quelques mois seulement après avoir été répertoriée. Victime probable de la baisse des précipitations dans cette région de forêts humides. Autrement dit, du changement climatique.
 
Dans cet essai Tim Flannery, zoologiste et spécialite de l'environnement, nous expose avec clarté les mécanismes qui sont d'ors et déjà à l'oeuvre, et dont il illustre les effets sur notre environnement au moyen d'exemples concrets. Aucune région du monde n'est épargné.
 
Un constat édifiant à lire d'urgence, à l'heure où les neiges du Kilimandjaro (Tanzanie) ne sont déjà plus éternelles.

 

par Géraldine - Le Libr'air

 

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BANDES DESSINEES

 

 

Magasin général T2 : Serge  de Loisel  et Tripp, Ed. Casterman, 71p., 13.95 euros. Paru en novembre 2006.

 

Le deuxième tome de la nouvelle trilogie de Loisel : Magasin général. Après avoir passé quelque temps à Montreal à travailler "Peter Pan", il s'associe à Tripp pour cette série, qui raconte la vie paisible, mais pas tant que ça, de Notre Dame des lacs, au fin fond du Quebec des années 40. Autour des personnages pittoresques : le simplet, les grenouilles de bénitier, le charpentier bourru, on suit surtout la destinée de Marie, veuve trop jeune, qui s'échine du mieux possible à tenir seule le "magasin général" et à rendre service à toute la petite communauté. Dans ce second tome, elle est aidée par Serge, qui va réconcilier ce petit monde avec le bonheur.
 
Ni tout à fait du Loisel, ni tout à fait du Tripp, puisque ils ont scénarisé et dessiné à quatre mains, cette série est un bijou de tendresse, pour lequel ils ont été aidé par Jimmy Beaulieu pour des dialogues québécois hauts en couleurs, compréhensibles par les "Français de France", et Francois Lapierre pour des couleurs sobres mais riches. Efficace en maudit!

 

par Eugénie - Totem

 

 

DOL de Philippe Squarzoni, Ed. Les Requins Marteaux, 285p., 30 euros. Paru en octobre 2006.

 

Dans un récit mené à la première personne, Philippe Squarzoni dresse un bilan des politiques menées par Raffarin pendant 3 ans et dessine le portrait de la société libérale qui s'élabore chaque jour un peu plus. Tout y est décortiqué, analysé et argumenté : impôts, retraites, santé, éducation, travail, chômage... et bien sûr la politique sécuritaire menée par Nicolas Sarkozy. Différents interlocuteurs - économistes, journalistes - interviewés « face caméra » complètent ce dispositif et précisent l'analyse. Avec rigueur et humour, DOL interroge sur les liens entre démocratie et politique, la responsabilité des grands médias, le rôle de la gauche et les perspectives d'avenir.
Bande dessinée pour adultes.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

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JEUNESSE

 

Le Roi des Trois Orients de François Place, Ed. Rue du Monde, 46p., 22.80 euros. Paru en octobre 2006.

 

En plus des illustrations enchanteresses et fouillées dont il a le secret, François Place nous offre, dans ce magnifique album, un conte aux accents merveilleux. L'histoire de la Grande Ambassade qui après un long voyage arrive chez le roi des Trois Orients où ils vont découvrir les vertus de la générosité et de la tolérance.
Album à partir de 8 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Mc Dull : Une journée idéale de Brain Tse et Alice Mak, Ed. Picquier Jeunesse, 103p., 9 euros. Paru septembre 2005.

 

Mc Dull est un sympathique petit cochon qui vit à Hong Kong avec sa mère. Dans ce recueil aux illustrations fraîches et drôles nous découvrons des petits bonheurs confectionnés par une maman aimante qui émerveillent Mc Dull et impriment en lui des souvenirs d'enfance impérissables.
Délicieux !
À partir de 5 ans.


par Michèle - Le Libr'air

 

 

Le combat d'hiver de Jean-Claude Mourlevat, Ed. Gallimard Jeunesse, 330p., 15 euros. Paru en septembre 2006.

 

Helen et Milena vivent dans un orphelinat ultra-sévère où le seul contact qu'on leur autorise avec l'extérieur est la visite à leur consoleuse lorsqu'elles ont le moral au plus bas. C'est lors d'une de ces visites que Milena va s'échapper avec Bartoloméo, un garçon de l'orphelinat voisin rencontré sur la route... Mais les policiers de la Phalange vont se lancer à leur poursuite avec leurs redoutables hommes-chiens...

Jean-Claude MOURLEVAT (La riviere à l'envers, L'enfant-océan) nous conte une formidable histoire d'amour et de résistance face à l'oppression.
A partir de 14 ans.


par Michèle - Le Libr'air

 

 

A bas la vaisselle de Yann Mens, Ed. Thierry Magnier, 47 p., 5 euros. Paru en octobre 2006.

 

Dans la famille Toucouleur il existe une règle : chaque enfant doit participer à la vaisselle dès qu'il atteint l'âge de 8 ans. Or, les grands se rebellent et réclament qu'Arsène 7 ans participe aussi à la « corvée ». Devant le refus de Maman, ils se mettent en grève devant l'évier ! Que va-t-il se passer ?

Un petit roman plein d'humour sur les relations familiales.
Roman poche à lire dès 7 ans.


par Michèle - Le Libr'air

 

 

Vraiment pas de bol de Hubert Ben Kemoun, Ed. Thierry Magnier, 47p., 5 euros. Paru en octobre 2006.

 

"Dino est-il un terroriste ?" se demande le commissaire Sacha.
Pour avoir malencontreusement jeté une cannette au mauvais endroit, Dino, 12 ans, va gagner le « concours de circonstances malheureuses » le plus spectaculaire et se retrouver dans le bureau du commissaire Sacha.

Une histoire drôle... à prendre très au sérieux !
Roman poche à lire dès 7 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Le peuple doudou d'Olivier de Solminihac et Audrey Poussier, Ed. L'école des loisirs, coll. Mouche, 52p., 7.50 euros. Paru en avril 2006.

 

Grand frère, peut-être le plus grand spécialiste mondial des doudou (il a même découvert un doudou fossile chez mamie) nous livre ici une étude poussée sur son sujet favori: vie, mort, hiérarchie, tout y est passé en revue...
 
Un livre tendre et plein d'humour sur le meilleur ami de l'enfant: son doudou !
Dès 6 ans.

 

par Géraldine - Le Libr'air

 

 

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par le lieu des livres publié dans : - archives lectures
Lundi 2 janvier 2006

littérature - jeunesse

 

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LITTERATURE

 

Eldorado de Laurent Gaudé, 237p., éd. Actes Sud, 18.70 euros. Paru en août 2006.

 

Le commandant Salvatore Piracci navigue au large des côtes italiennes pour intercepter les embarcations des émigrants clandestins. Jamal et Soleiman, deux frères soudanais entreprennent le dangereux voyage vers l'eldorado européen. Une femme, rescapée, retrouve le commandant Piracci pour une étrange demande, alors que lui-même doute de plus en plus de sa mission.


Le nouveau roman de Laurent Gaudé témoigne tristement d'histoires entendues dans l'actualité : embarcations qui n'arrivent jamais, barbelés entre le Maroc et l'Espagne, morts lentes et affreuses. Après "La mort du roi Tsongor", "Le soleil des Scorta", ce jeune auteur étonne par sa capacité à renouveler son style et son écriture.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Mangez-moi de Agnès Desarthe, éd. L'Olivier, 308p., 20 euros. Paru en août 2006.

 

Myriam est une sorte de fée cabossée par des itinéraires et une vie chaotique et secrète. Il lui vient l'idée d'ouvrir "chez moi" un restaurant dans lequel elle investit toute sa vie au point d'en faire sa maison. Son quotidien va vite ressembler à un exercice de jonglage : accueillir, cuisiner, payer les factures et… éviter la faillite. Petit à petit, le rêve prend corps et tout un univers se bouscule chez moi.


Chronique joyeuse du quotidien d'un restaurant qui s'invente, Agnès Desarthe nous livre là un roman généreux où le rêve et le réel s'entrelacent. Agnès Desarthe publie aux éditions de l'Olivier, est aussi traductrice et auteur de romans pour les enfants à l'Ecole des Loisirs.

 
par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Mémoires de porc-épic de Alain Mabanckou, éd. Seuil, 229p., 16.50 euros. Paru en août 2006.

 

Selon une croyance africaine, chaque être humain possède une sorte de double animal. Alain Mabanckou nous narre les mémoires d’un porc-épic, nuisible. Il obéit à un certain Kibandi qui lui fait commettre des crimes par dizaines. Son statut lui apporte connaissance et clairvoyance.


Ce regard à la fois extérieur et intime sonde l’âme humaine et ses étranges comportements. La culture africaine est vue avec le regard du natif vivant à l’étranger. Il y a toujours une distance imperceptible entre l’histoire et sa narration. Le style est fluide - le monologue digne de la tradition orale est restitué en une seule phrase sans le moindre point - l’humour flirte avec la critique lucide de l’être humain.

 
par Gilles - L'Usage du Monde

 

Les brumes du passé de Leonardo Padura, trad. Elena Zayas (espagnol, Cuba), éd. Métailié, 353p., 21 euros. Paru en septembre 2006.

 

Ancien policier, Mario Conde dit Le Conde gagne sa vie en vendant des livres anciens. Un jour de 2003, il entre dans une bibliothèque oubliée depuis quarante ans. Il va y découvrir une mystérieuse voix de femme et entamer une enquête qui l'amènera dans les bas-fonds de La Havane.


Né en 1955, Leonardo Padura raconte ce qu'est devenu Cuba, les désillusions de sa génération, les "Martiens" pour les jeunes adaptés à l'envahissement du marché en dollars et à la débrouille. Au-delà du roman noir et des ficelles du roman policier, il écrit un roman mélancolique sur la perte des illusions, l'amour des livres et de la culture. On reste longtemps marqué par l'atmosphère de ces brumes cubaines.

 
par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Les autres de Alice Ferney, éd. Actes Sud, 531 p.,  21.80 euros. Paru en août 2006.

 

Une soirée d'anniversaire en famille et entre amis, les 20 ans de Théo, le fils cadet. Son frère ainé lui offre un jeu de questions réponses sur le caractère des joueurs sur lequel est stipulé "personnes susceptibles s'abstenir".
Alice Ferney sait, une fois de plus, trouver le ton juste pour nous faire vivre cette soirée sous trois angles différents : ce que chacun pense, puis ce qu'il dit, enfin, ce qu'il est réellement.


De sa plume délicate et sensible l'auteur nous fait toucher du doigt la difficulté des relations, le poids des non-dits, la libération des aveux.
Alice Ferney est l'auteur, entre autres, de La conversation amoureuse, Grâce et dénuement et Dans la guerre.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Le grand soir de François Dupeyron, éd. Actes Sud,  269p., 19 euros. Paru en août 2006.

 

Dans un langage truculent et imagé, François Dupeyron fait revivre sous nos yeux le grand Courbet devenu vieux, en exil en Suisse, qui croit reconnaître en la personne de Mona, une prostituée, Jo une amante de jadis. Pendant toute la nuit il va ouvrir son coeur et ses blessures tant amoureuses qu'idéologiques, et évoquer la Commune. C'est un Courbet tour à tour amoureux, orgueilleux, sensible, rageur, trahi et humilié que nous découvrons dans ces pages dont le style remarquablement évocateur nous renvoie plus d'un siècle en arrière à "l'Origine du monde".

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Le mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti, trad. Grumbach et Marcus (suédois), éd. Gaïa, 253 p., 20 euros. Paru en juin 2006.

 

Désirée, bibliothécaire de métier, a perdu son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Elle lui rend visite quotidiennement au cimetière pour donner un sens à sa vie. C'est là qu'elle croise Benny, éleveur laitier, dont la mère, décédée elle aussi, l'a laissé seul et débordé gérer la ferme familiale. Tout oppose ces deux êtres : leurs goûts, leurs tenues vestimentaires, leurs modes de vie. Et pourtant, lorsqu'elle voit son sourire et qu'il croise son regard, va débuter une histoire d'amour inattendue et ravageuse. Une histoire d'amour cocasse, sensible et déroutante.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Un siècle de novembre de Walter D. Wetherell, trad. Saint-Martin et Gagné (anglais), éd. Les Allusifs, 199 p.,  15 euros. Paru en août 2006.

 

Trois semaines seulement après le décès de sa femme, foudroyée par la grippe espagnole, Charles Marden s'occupe de son verger sur une île au large de Vancouver lorsqu'il apprend la disparition de son fils sur le front des Flandres. Il décide de partir sur-le-champ, marcher dans les pas de son fils jusqu'au lieu où il a trouvé la mort.
Nous sommes en 1918, et il n'est pas le seul à effectuer ce pélerinage.
 
A la suite de Marden, nous traversons l' Europe, dans les ruines encore fumantes de la Grande Guerre, à la rencontre de personnages et de lieux chargés d'émotions. Un voyage saisissant.

 

par Géraldine - Le Libr'air

  

 

A la vitesse de la lumière de Javier Cercas, trad. Beyer et Grujicic (espagnol), éd. Actes Sud, 285 p.,  21 euros. Paru en août 2006.

 

Dans ce roman à la première personne, Javier Cercas nous livre les mémoires - et parfois les confessions - d'un jeune écrivain, marqué à vie lors de son passage aux Etats-Unis par sa rencontre avec Rodney Falk, un vétéran du Vietnam. De retour en Espagne, le succès qu'il rencontre dans sa carrière est loin de le combler, ce qui le ramène sans cesse aux débats qui l'opposaient à Rodney. Et lorsqu'un évènement vient boulverser sa vie familiale, il décide de se lancer enfin dans un projet qui ne l'a jamais quitté, raconter l'histoire de celui qui fut son ami, et dont il est sans nouvelles depuis des années.
 
Des tourments de l'écriture à l'horreur de la guerre, un livre fort sur la nécessité de vivre, et parfois de survivre, malgrès tout.

 

par Géraldine - Le Libr'air

 

 

Indian Creek : un hiver au coeur des rocheuses de Pete Fromm, trad. Denis Lagae-Devoldère (anglais), éd. Gallmeister, 265 p.,  22.90 euros. Paru en septembre 2006.

 

Lorsque l'on rapporte au jeune Pete, passionné de nature sauvage et de grands romans d'aventure, que les rangers cherchent une personne pour passer neuf mois seul au coeur des Montagnes Rocheuses à surveiller des alevins de saumons, il n'hésite pas une seconde et fait tout pour obtenir ce poste. S'il découvre que la réalité est très loin de tous les récits qu'il a pu lire, il finit par s'en accommoder et tomber follement amoureux de son nouvel environnement.
 
Dans ce fabuleux roman d'aventure et d'apprentissage, à la fois drôle et émouvant, Pete Fromm recrée pour nous toute l'atmosphère des rigoureux hivers de l'Idaho. On partage ce qui furent ses joies et ses peines et l'on ne peut que s'émerveiller avec lui sur la beauté des paysages décrits.
Un dépaysement à couper le souffle.

 

par Géraldine - Le Libr'air

 

 

Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer, trad. Huet et Carasso (anglais), éd. L'Olivier, 424 p.,  22 euros. Paru en septembre 2006.

 

Oskar Shell est un surdoué de neuf ans. Il a perdu son père dans les attentats du 11 septembre. Il faut dépasser ces deux énoncés qui peuvent sembler facilité et prétexte narratifs pour entrer dans une histoire saisissante, et dont les personnages sont très attachants.
Oskar tentera de réaliser son deuil au travers d'un jeu de piste que lui aurait laissé son père au sein de New York, et découvrira l'histoire de sa famille en compagnie d'inconnus qu'il rencontrera sur son parcours.
Extrêmement fort et incroyablement près est un roman sur la mémoire, réellement émouvant.

Jonathan Safran Foer est né en 1977 à Washington. Il a écrit un premier roman, Tout est illuminé.

 

par Antonio - Le Libr'air

 

 

La mer de la tranquilité de Sylvain Trudel, éd. Les Allusifs, 185 p.,  15 euros. Paru en août 2006.

 

Neuf nouvelles pour neuf destins. Sylvain Trudel écrit dans une langue somptueuse des portraits de désenchantés et de désespérés. Des existences simples comme la solitude, profondes comme le néant. Les personnages mis en scène portent leurs croix, excessivement lourdes, qui n'est pas celle du Christ. Celle-là, ils ont eut tôt fait de s'en débarrasser, comme de toutes les babioles sociales, culturelles ou familiales que l'on peut traîner dans ce monde amer...

Souvent avec une ironie féroce, Sylvain Trudel remet en cause la lourdeur de plomb de l'existence avec une précieuse plume de cristal.

 

par Antonio - Le Libr'air

 

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JEUNESSE

 

Passer au rouge de Hélène Vignal, éd. du Rouergue, coll. Do A Do, 80 p.,  6 euros. Paru en septembre 2006.

 

Boris est en 6è au collège. Un matin il arrive en cours avec des chaussures rouges ce qui lui vaut le surnom de Boris le clown. Il comprend alors qu'il vaut mieux suivre la loi imposée par les "durs". Les jeux se transforment souvent en bagarre jusqu'au moment où le jeu organisé par Boris et deux de ses copains envoie un de ses camarades à l'hôpital, sérieusement blessé. Boris devine alors la tristesse dans les yeux de son père et ne sait que faire pour retrouver son estime. Ce sont les images d'un clown prit dans la guerre et diffusées à la télévision qui vont donner à Boris l'occasion de faire quelque chose contre la peur et la violence... avec le soutien de son père.

Une belle leçon de courage !

Roman à partir de 11 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Filer droit de Michael Coleman, trad. Judith Roze (anglais), éd. du Rouergue, coll. Do A Do Noir, 313 p.,  13,50 euros. Paru en octobre 2006.

 

Luke Reid, 16 ans, est déjà bien connu des services de police comme JDM (jeune délinquant multirécidiviste). Ce jour là pourtant pour avoir voulu voler une paire de basket neuves dans un 4x4, il va être, malgré lui, le complice de deux caïds de la Cité et risquer la prison. Pour y échapper, il doit accepter la difficile mission de s'occuper d'une jeune fille aveugle, pleine de vie, qui souhaite participer au marathon de Londres. Il va devoir lui servir de guide de course. Pour la première fois, quelqu'un va placer toute sa confiance en lui et il devra s'en montrer digne.

Un roman haletant, aux personnages attachants. Suspense garanti !

roman à partir de 12 ans

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

L'épouvantail qui voulait voyager de Hubert Ben Kemoun et Hervé Le Goff, éd. Père Castot, 27 p., 13 euros. Album paru en septembre 2006.

 

L'épouvantail s'ennuie seul dans son champ malgré l'amitié des oiseaux. Il voudrait voyager, découvrir... l'autre côté de la colline.

Après de grands conciliabules, les oiseaux vont s'unir pour le transporter dans le champ de ses rêves où il va retrouver une dame épouvantail...

Une histoire poétique et tendre, délicatement illustrée.

Album à partir de 5 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Le gardien de l'oubli de Joan Manuel Giesbert et Alfonso Ruano, trad. d'Aubigné (espagnol), éd. Syros, 43 p.,  16 euros. Paru en juillet 2006.

 

Gabriel, sur le chemin de l'école, perd sa toupie chinoise, son jouet préféré. Anne-Lise, une camarade de classe, enfant mystérieuse et réservée, lui propose d'aller la chercher à la sortie de l'école. Elle l'envoie frapper chez un homme étrange qui porte un manteau garni de clefs. Celui-ci entraîne Gabriel, partagé entre la peur et le respect, à l'intérieur d'une immense maison comprenant une multitude de pièces. Dans la salle des jouets, Gabriel va retrouver sa toupie que le maître de maison l'autorisera à emporter à la condition qu'il ne parle à personne de cette visite sans quoi il perdra de nouveau sa toupie pour toujours...

Un récit envoûtant et magique dont l'atmosphère mystérieuse est ciselée par une illustration toute en délicatesse.

Album à partir de 8 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

Tête en l'air de Tony Ross et Jeanne Willis, éd. Seuil, 24 p., 14 euros. Paru en septembre 2006.

 

Les animaux sauvages se réjouissent de l'arrivée d'une nouvelle venue, la chauve-souris. Afin de lui offrir un cadeau de bienvenue, ils lui demandent ce qu'elle aimerait, mais quand elle répond "un parapluie pour garder mes pieds au sec", les animaux se dirsent qu'elle est vraiment tête en l'air. Et plus elle parle plus elle leur semble stupide et folle. Heureusement, le hibou va prendre les choses en main et se mettre à sa place pour comprendre...

une histoire amusante et renversante pour apprendre à regarder les choses sous un autre angle.

Album à partir de 4 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

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par le lieu des livres publié dans : - archives lectures
Lundi 2 janvier 2006

littérature

 

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LITTERATURE

 

Dans l'ombre du Condor de Jean-Paul Delfino, 318p., éd. Métailié, 20 euros. Paru en avril 2006.

 

Dans les années 60 à Rio de Janeiro, Lucina a 16 ans et deux passions, la bossa nova et la politique, dont Cuba donne une idée séduisante. Paulo a 20 ans et débute dans un journal. Leurs pères sont Joao Domar et Zumbi, les héros de Corcovado. Mais le Plan Condor, élaboré par les Etats-Unis pour mettre en place des gouvernements à leur solde au nom de la lutte contre le communisme va bousculer leurs rêves. Lucina milite dans le mouvement universitaire et sera torturée, Paulo épouse la fille de l'ambassadeur des Etats-Unis et est recruté par la CIA.
 
S'appuyant sur une solide documentation, amoureux du Brésil, J-P Delfino nous fait vivre cette période à travers des personnages attachants et plus complexes que dans Corcovado. Un roman porté par une indignation salutaire.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

 

Mutinerie à bord de Jacques Perret, éd. Le Dilettante, 430p., 21.90 euros. Paru en février 2006.

 

En 1864, un Trois-Mats est affreté dans l'urgence par le gouvernement de Napoléon  le troisième. Pour vendre le moral aux troupes du Mexique, on leur envoie une cargaison de vin. En 48 heures, le capitaine appareille avec un équipage de trognes avides et de gosiers en pente. Une fois tout le vin bu, la traversée finit à l'eau (de mer), le capitaine et le second assassinés, le mousse noyé...

 

Personnages loufoques, style alerte utilisant les mots et les expressions de la marine, narration trépidante : Jacques Perret concocte là un livre malin qui en ces temps de scandale au sommet de l'Etat est un hommage éloquent à la raison d'état : celle évoqué ici n'est que bêtise criminelle et ses rouages parfaitement détaillées. Préface en habit vert d'Eric Orsenna.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

L'Eglise des pas perdus de Rosamund Hansen, trad. Judith Roze (anglais - Afrique du Sud), éd. Sabine Wespieser, 368p., 24 euros. Paru en mai 2006.

 

Catherine, la fille des propriétaires de la ferme, blanche, et Maria, la fille de la bonne, noire, sont liées d'une amitié plus forte que la séparation raciale mais truffée de silences et de secrets. Maria dit peu mais voit beaucoup. L'histoire avance, l'apartheid se fissure et les personnages progressent dans la complexité des relations et le poids des secrets passés. Chaque personnage a sa zone d'ombre, un autre visage.
 
L'écriture délicate de Rosamund Hasen est la plus belle qualité de ce roman. Elle sait lier le passé et le présent sans heurt et démêle peu à peu les noeuds de l'intrigue. Elle tisse une histoire d'amitié forte entre deux enfants que la vie aurait dû séparer.

 

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

Le retour du professeur de danse de Henning Mankell, trad. Anna Gibson (suédois), éd. Seuil, coll. Policiers, 507p., 23 euros. Paru en avril 2006.

 

Herbert Molin, flic à la retraite, est sauvagement assassiné. Stefan Lindman, jeune inspecteur qu'il avait formé va mener l'enquête après avoir apprit qu'il souffre d'un cancer. Très vite, il découvre que Molin est un ancien criminel de guerre nazi, l'enquête le mène à la découverte de sa propre histoire.

 

Plus dense que jamais, l'intrigue de Mankell évoque la plaie brune qui infeste les consciences, parle de la fragilité du jugement. Sans surprises et rebondissements, l'histoire se construit pas à pas, au plus près des personnages, des paysages, des comportements et des atmosphères. Le roman colle au monde et aux hommes qui en font ce qu'il est. Pas forcément beau. Mais pas si moche qu'on ait envie de le quitter.

 

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

La défense Lincoln de Michael Connelly, trad. Robert Pépin (anglais), éd. Seuil, coll. Policiers, 433 p.,  23.50 euros. Paru en mai 2006.

 

Mickey Haller est un avocat souvent amené à défendre les malfrats du milieu. Sa hantise est de se retrouver un jour face à un innocent et de ne pas s'en rendre sompte. La raison de cette inquiétude est liée au système judiciaire américain où procureurs, avocats et prévenus négocient les peines. Cette pratique évite des jugements qui encombrent les tribunaux mais présente des risques sérieux de dérapages...

 

A découvrir dans un polar très bien maîtrisé et dans lequel le maître du polar met en scène non plus un policier mais un avocat.

 

par Elsa - Totem

 

 

Doppler de Erland Loe, trad. Jean-Baptiste Coursaud (norvégien), éd. Gaïa, coll. Taille unique, 202p., 22.50 euros. Paru en mars 2006.

 

Deux heures immobilisé en pleine forêt suite à une chute de vélo amène le héros de Erland Loe à réfléchir sur sa vie et à réaliser qu'il n'aime pas les gens. S'en suit la décision de tout plaquer pour devenir chasseur cueilleur.

 

Un texte plein de questions sur le sens de la vie mais abordé avec beaucoup d'humour et un style à la limite de l'absurde.

 

par Elsa - Totem

 

 

Kafka sur le rivage de Haruki Murakami, trad. Corinne Atlan (japonais), éd. Belfond, 618 p., 23 euros. Paru en janvier 2006.

 

Un jeune homme de quinze ans fait une fugue et traverse une partie du Japon. Sa quête sera ponctuée de rencontres insolites.

Si vous ne reculez pas devant une pluie de harangs et autres phénomènes inexpliqués, vous serez fascinés par ce texte poétique, philosophique et érudit. Un grand roman à savourer.

 

par Elsa - Totem

 

 

Dans les bois éternels de Fred Vargas, éd. Viviane Hamy, coll. Chemins Nocturnes (policiers), 442 p.,  18 euros. Paru en mai 2006.

 

Le commissaire Adamsberg se trouve aux prises avec une énigmatique tueuse. Une fois de plus, l'histoire contée par Fred Vargas fait la part belle aux intuitifs et aux rêveurs qui font face aux difficultés au moins aussi bien que les rationnels et les pragmatiques. Ses héros concentrent toutes les imperfections de la race humaine et c'est ce qui les rend attachants.

 

par Elsa - Totem

  

 

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par le lieu des livres publié dans : - archives lectures
Lundi 2 janvier 2006

littérature - jeunesse - bandes dessinées - spiritualité

 

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LITTERATURE

 

Ligne 9 de Guy Konopnicki, éd. Gawsewitch, 507p., 23 euros. Paru en août 2005.

 

Avis aux amoureux de Paris ! Kaplan, ancien communiste, a 38 ans en 1983. "Recruté" par les communicants du nouveau Président de la République, il rencontre Sébastienne, jeune militante socialiste et bourgeoise émancipée. L'histoire d'amour de ces deux personnages que tout oppose va prendre corps alors que les années 80 avancent ; les premières affaires politiques éclatent, Billancourt est démantelé...

Très beau roman "réaliste" et exercice "oulipien", Konopnicki nous emporte au long de la ligne de métro n°9 Mairie de Montreuil/Pont de Sèvres, 38 chapitres pour 38 stations. Le roman est truffé de références à l'histoire de Paris et la vie politique des années 80 est ironiquement décortiquée.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Lily la tigresse de Alona Kimhi, trad. Laurence Sendrowicz (hébreu), éd. Gallimard, coll. Du monde entier, 430p., 21.90 euros. Paru en janvier 2006.

 

Solitaire et angoissée, Lily vit seule avec ses 112 kg depuis que son fiancé a annulé leur mariage. Elle tue l'ennui en longs bains moussants, avec des verres de Porto et passe ses soirées en compagnie de Ninouch, sa seule amie. Du moins, autant que Léon, le compagnon violent et jaloux de Ninouch, le permet...


 

 

Drôle, fantaisiste, imaginatif, une galerie de personnages improbables... ce deuxième roman d'Alona Kimhi confirme le talent de cette jeune écrivain trentenaire. Après Suzanne la pleureuse (éd. Folio 2005), elle dresse à nouveau un portrait de femme fragile et attachante.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

La femme de Bratislava de Leif Davidsen, trad. Monique Christiansen (danois), éd. Folio Policier, 586p., 8 euros. Paru en janvier 2006.

 

Danois plutôt tranquille, professeur moyen d'université, Theodor Petersen voit son univers voler en éclat le jour où une mystérieuse inconnue rencontrée lors d'un voyage universitaire affirme être sa soeur. Son père aurait eu une double vie, pendant la seconde guerre mondiale, en Croatie et de plus aurait collaboré avec les nazis.

Décidément, les polars "venus du froid" n'en finissent pas d'explorer les sombres recoins d'un passé qui dérange. Après Henning Mankell, Gunnar Staalesen ou Arnaldur Indridason, Leif Davidsen poursuit dans cette veine du roman noir qui s'attache au passé.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

Comme une tombe de Peter James, trad. Raphaëlle Dedourge (anglais), éd. Panama, 442p., 21 euros. Paru en mars 2006.

 

Michael Harrisson, dirigeant d'une société immobilière, va se marier. Pour fêter l'enterrement de sa vie de garçon, quatre de ses amis le saoûle et l'enterre vivant dans un endroit connu d'eux seuls. Ils meurent peu après dans un accident de la circulation. Trois jours avant son mariage, Michael Harrisson disparaît bêtement.

Claustrophobes s'abstenir ! Avec talent, Peter James transforme une mauvaise blague en polar haletant. A chaque chapitre, de nouvelles possibilités apparaissent et le lecteur est manipulé tout au long du roman. Etonnant, vous "partagerez" le cercueil du futur marié et découvrirez un enquêteur, le commissaire Roy Grace, qui a recours au paranormal. A lire d'une traite en rognant sur son sommeil.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Dans la main du diable de Anne-Marie Garat, éd. Actes Sud, 906p., 25 euros. Paru en avril 2006.

 

Paris, 1913. Gabrielle, jeune femme orpheline d'origine hongroise, élevée par sa tante, est convoquée avec elle au Ministère de la Guerre pour apprendre la mort, en Birmanie, de son cousin Endre disparu cinq ans plus tôt. Seule trace de son existence passée, une malle contenant des effets qui ne correspondent en rien au souvenir d'Endre. Gabrielle, dans la fougue de sa jeunesse et de sa soif d'absolu, décide de mener l'enquête pour comprendre les cinq ans de silence et la mort mystérieuse de celui qu'elle aime toujours. Au delà des apparences et des faux semblants, elle va découvrir la vie, l'amitié, la trahison, la peur...

 

Un roman savamment construit, aux résonnances très actuelles, qui vous emporte dans le tourbillon de l'histoire sur les traces de son héroïne.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

L'Immeuble Yavoubian de Aala El Aswany, trad. Gilles Gautier (arabe), éd. Actes Sud, 327p., 22.50 euros. Paru en janvier 2006.

 

En plein cœur du Caire, l'immeuble Yacoubian, véritable personnage principal du roman, est prétexte à raconter tout un pan de l'histoire égyptienne, des années 1930 aux années 1950, avec l'arrivée de la révolution nassérienne. L’auteur pose un regard tendre, précis, sans jugement mais sans concession sur des personnages riches et pauvres, bons et méchants qui se débattent dans les mêmes griefs.
Un romancier qui ne bonimente pas, El Aswany ! A chaque chapitre, c’est un pan de façade qui s’effondre et un nouvel aspect de la société égyptienne qui se révèle brutalement. Sans tabous, mais sans cruauté non plus. Voici Hatem, homosexuel éperdu d’amour pour Abdou, jeune marié qu’il « achète » à coups de cadeaux. Et Taha, apprenti policier qui bascule dans l’islamisme quand sa « fiancée », Boussaïna, part à la dérive, de plans débrouille en quasi-prostitution. On croise aussi Azzam, sombre bigot, vrai lubrique, qui espère bien s’offrir une carrière politique à moindres frais, en filoutant le Grand Homme – Nasser ou Moubarak – qui se détache en ombre chinoise sur ce roman.
Hypocrisie, corruption, mensonge à tous les étages : L’Immeuble Yacoubian, qui a connu un très grand succès en Egypte, est un roman sociologique, donc politique, dans un pays où les deux plans ne sauraient être séparés. Un roman qui dévoile, mais qui n’est pas une entreprise de démolition pour autant. Car de ces destins mêlés émane, finalement, plus de tendresse que d’amertume.

 

par Renaud - La Parenthèse

 

 

Mon ange de Guillermo Rosales, trad. Liliane Hasson (espagnol), éd. Actes Sud, coll. Babel, 128p., 6.50 euros. Paru en janvier 2004.

 

L’écrivain cubain Guillermo Rosales s’est suicidé à Miami en 1993. Il avait quarante-sept ans. A l’instar de William Figueras, le personnage de son roman Mon ange, il quitte Cuba en 1979 pour rejoindre la cohorte des réfugiés cubains sous les palmiers de Floride.« Je ne suis pas un exilé politique. Je suis un exilé total. Je me dis parfois que si j’étais né au Brésil, en Espagne, au Venezuela ou en Scandinavie, j’aurais fui tout autant leurs rues, leurs ports et leurs prairies. » A Miami, Guillermo Rosales dérange.  Les cousins se débarrasseront de cet écrivain qui entend des voix en le plaçant dans un boarding home, sorte d’asile où les familles confient en toute discrétion leurs canards boiteux. Guillermo Rosales ne sortira de cet abîme qu’en 1990 pour se tuer trois années plus tard. Mon ange, publié à Miami en 1986 décrit de l’intérieur l’horreur de cet enfermement. Le narrateur raconte sa descente aux enfers dans un univers hallucinant où d’autres épaves rejetées par tous tentent de survivre.

Ce court roman magnifique, divisera, à sa publication, Cubains et Américains. Les premiers y verront une critique du fameux american dream, les seconds un pamphlet anti-castriste.  La disparition tragique de Guillermo Rosales apparaît comme un triste et magistral pied de nez à ses détracteurs.

 

par Renaud - La Parenthèse

 

 

Le monde de la science fiction est à l'honneur avec les Imaginales le festival des mondes imaginaires à Epinal du 11 mai au 14 mai. L'un des auteurs remarqués et remarquable est Pierre Bordage.

Les chemins de Damas de Pierre Bordage, éd. Le Diable Vauvert, 496p., 23 euros. Paru en mai 2005.

 

Livre culte d'une trilogie apocalyptique, où l'auteur de sa plume talentueuse decrit un monde futuriste, proche de notre réalité. Il dépeint une société prise dans les filets de la peur, où des enfants disparaissent sans explication rationnelle. Au coeur de l'histoire écrite en étoile, différents personnages sont confrontés à leurs propres démons intérieurs. Chacun est mis face au choix, soit céder à la peur et vivre dans l'indignité, soit se battre pour découvrir la vérité et retrouver le sens même de la vie... Au centre du récit le héros et l'héroïne se battent, se dépassent et au delà révélent leur part d' humanité dans un monde devenu inhumain.

 

Pierre Bordage est un visionnaire qui sait avec talent révéler la part d'ombre et de lumière de l'humanité.

 

par Sonia - Le Libr'air

 

 

Les aventuriers du Graal de Pierre Lassalle, éd. de Mortagne, 500p., 29.95 euros. Paru en 2002.

 

Roman initiatique en 12 étapes. L'auteur aborde le monde du cyberespace comme étant l'enjeu des puissances économiques. Au coeur du récit un combat est mené entre la force du bien et les deux forces du mal dans sa dimension manichéenne. Deux groupes s'affrontent l'un au service de la vérité et de la liberté, l'autre au service du mal et de l'esclavagisme. Sous couvert de la nanotechnologie et du monde virtuel, des expériences démoniaques sont à l'oeuvre pour asservir l'être humain et au delà s'emparer de son Esprit. Pierre Lassalle emmène le lecteur dans une épopée médiévale et futriste, où le héros Michaél se transcende par amour et où l'héroïne Sophia par compassion se sacrifie.

L'auteur, plus qu'un écrivain est un initiateur, qui à travers sa plume graduellement révèle le parcours initiatique de tout aventurier du Graal.

 

par Sonia - Le Libr'air

 


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JEUNESSE

 

Si le monde était un village de 100 personnes 2, collectif, éd. Philippe Picquier, 102p., 10.50 euros. Paru en février 2006.

 

Le monde compte 6,5 millards d'habitants. Si on réduisait le monde à un village de 100 personnes, comment s'y répartirait la nourriture ? Après le succès de Si le monde était un village de 100 personnes (paru en 2002), le deuxième tome traite de l'alimentation. Malgré les progrès des techniques agricoles, le problème de la faim ne cesse d'augmenter. A sa façon frappante et pédagogique, ce livre en explique les raisons, traite des problèmes de l'eau, de l'obésité dans les pays riches, et rappelle les moyens (connus, mais non appliqués !) d'y remédier, notamment en nous racontant l'histoire de Ramaya, une népalaise, et l'action du Programme Alimentaire Mondial.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

La sorcière a le blues, texte et illustrations de Vincent Wagner, éd. Bayard Jeunesse, 29p., 7.50 euros. Paru en mars 2006.

 

Toute seule dans se maison, la sorcière a le blues. Elle balaye, caresse le chat, cueille de drôles de champignons. Elle aimerait tant taper dans le ballon avec les enfants qu'elle effraie et fait fuir. Dans un vieux grimoire, elle trouve une recette de potion qui la transforme en petite fille, mais l'effet de la potion est de courte durée...

Construite sans texte et à la façon d'un théâtre d'ombre, cette originale histoire de sorcière est un petit album très frais à partager en famille. L'expressivité des personnages, la logique de la narration en font un beau conte sur la différence et la tolérance.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Cerise griotte de Benjamin Lacombe, éd. Seuil Jeunesse, 17p., 14 euros. Paru en mars 2006. Album.

 

Cerise vit seule avec son Papa qui est responsable de la fourrière. Son prénom lui vaut les quolibets de ses camarades de classe faisant d'elle une petite fille timide et réservée aimant les livres et les animaux. Un jour, elle se prend d'affection pour une petite chienne « ramassée » par la fourrière de son père. Elle la surnomme « Griotte ». Si dans un mois personne n'est venu la chercher elle pourra la garder...

 

Des illustrations tendres et expressives, un texte poétique et pertinent...

Dès 5 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

 Il était une fois... il était une fin de Alain Serres et Daniel Maja

La petite bibliothèque imaginaire de Alain Serres et un collectif de 20 illustrateurs, éd. Rue du Monde, coll. Atelier de l'imaginaire, 13 euros. Parus en avril 2006.

 

Le premier livre ne raconte pas d'histoires : il vous donne le début (sur la page de gauche) et la fin (sur la page de droite) de chacune des histoires qu'il vous inspirera.

 

Le second vous présente la couverture et la « quatrième » de 20 livres, sorties tout droit de l'imagination d'un auteur et de 20 illustrateurs différents. Elles vous invitent à rêver, à vous questionner.

 

Ces deux albums sont à consommer sans modération d'imagination, d'improvisation, d'extrapolation...de 6 à 106 ans.

 

par Michèle - Le Libr'air

 

 

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BANDES DESSINEES
 

Pedro et moi de Judd Winick, éd. Ca et là, 187 p., 23 euros. Paru en avril 2006.

 

En 1993, Judd Winick, auteur de bandes dessinées, participe à Real World, reality-show de la chaine MTV dans lequel sept personnes partagent une maison. Il se lie d'amitié avec Pedro Zamora, 22 ans, d'origine cubaine, homosexuel et séropositif depuis l'âge de 17 ans. Pedro va utiliser l'émission pour sensibiliser les américains à la prévention et la lutte contre le SIDA avant de mourir des suites de la maladie.

Véritable roman graphique Pedro et moi est une histoire d'amitié et un témoignage émouvant contre les préjugés et l'ignorance, une véritable source d'information sur le VIH et le SIDA, plus que jamais d'actualité. C'est aussi une histoire forte sur l'émigration cubaine et le rêve américain.

 

par Gilles - L'Usage du Monde

 

 

Le ciel au dessus de Bruxelles  de Bernar Yslaire, éd. Futuropolis, 66 p., 13.50 euros. Paru en mars 2006.